Pêche Les pourvoyeurs permettent de mieux contrôler les activités des non-autochtones
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Les pourvoyeurs permettent de mieux contrôler les activités des non-autochtones

La Société Makivik applaudit la décision de Québec d'obliger les amateurs

L'accès au territoire, par les chasseurs et pêcheurs sportifs, était un enjeu majeur pour les négociateurs Inuit de la à la Convention de la Baie James et du Nord Québécois. (Photo Fédération québécoise du saumon atlantique)
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La Société Makivik salue la décision de Québec d'obliger les amateurs de pêche sportive au saumon d’accéder aux rivières du Nord par l'entremise de pourvoyeurs privée.

Dans un communiqué, l'organisation indique que cette décision est conforme à la Convention de la Baie James et du Nord Québécois (CBJNQ) et à la recommandation émise par le Comité Conjoint de chasse, de pêche et de piégeage lorsqu'il a été consulté en 2015.

L'accès au territoire, par les chasseurs et pêcheurs sportifs, était un enjeu majeur pour les négociateurs Inuit de la CBJNQ. Il a donc été convenu que le recours aux services d'un pourvoyeur serait le principal moyen de contrôler les activités de chasse et de pêche des non-autochtones au nord du 50e parallèle.

L'application de cette mesure est loin d'avoir été systématique au fil des années, par contre. Lorsqu'il est devenu évident que l'emploi d'aéronefs privés pour accéder à notre territoire ainsi qu'à nos ressources fauniques et halieutiques croissait sans cesse, les Inuit ont réclamé un contrôle plus stricte de l'accès au territoire.

La pêche en avion privée entre en conflit avec la récolte de subsistance, est quasi-impossible à traquer et fait rarement l'objet d'inspection par les agents de protection de la faune. Nos communautés réclamaient de l'action et nous avons relayé le message au gouvernement.

La Société Makivik trouve désolant de constater l'ampleur des critiques à l'égard de cette décision, qui a été qualifié de « privatisation du Nord » par les médias et autres intervenants du milieu. Plusieurs membres des partis d'opposition se sont aussi prononcés à cet effet.

Chasseurs généreux

Parmi ces détracteurs, aucun n'a pris la peine de s'informer des faits qui entourent le dossier selon la Société Makivik. 

Des échanges émotifs plutôt qu'un débat des faits

La politisation de cette affaire a mené à des échanges émotifs plutôt qu'à un débat des faits. Plus grave encore, il y a eu ignorance complète des Inuit du Nunavik et des principes de la CBJNQ; principes qui sont le résultat de négociations approfondies.

Que le public ou les groupes de pressions soient mal informés quant aux dispositions de cette Convention n'est pas surprenant. Par contre, c'est complètement inacceptable lorsque des membres de l'Assemblé Nationale n'en tiennent pas compte, qu'ils soient membres du gouvernement ou de l'opposition.

Dans le cas de la pêche au saumon au Nunavik, les consultations nécessaires ont été faites et la décision du ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Luc Blanchette, vient renforcer le régime de chasse, de pêche et de piégeage de la CBJNQ. Au lieu de lui reprocher cette décision, on devrait plutôt le féliciter d'avoir pris une action concrète pour protéger les droits Inuit.

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Chargée de gérer les fonds patrimoniaux

La Société Makivik est l'organisation de revendications territoriales chargée de gérer les fonds patrimoniaux perçus par les Inuits du Nunavik en vertu de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois.

Elle a notamment pour rôle d'administrer et de placer ces fonds, et de promouvoir la croissance économique en aidant à créer des entreprises dirigées par les Inuits du Nunavik. La Société Makivik favorise la préservation de la culture et de la langue inuites, de même que la santé, le bien-être, la réduction de la pauvreté et l'éducation des Inuits dans les communautés.





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