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Les captures de coyotes n’ont rien à voir avec la densité des populations

« L'espèce demeure encore méconnue »

Le biologiste responsable du projet d’étude des canidés dans neuf localités de la MRC Rimouski-Neigette, Jérôme Laliberté, souhaite capturer au moins 20 coyotes entre le 15 août et le 2 septembre. (Photo Courtoisie MFFP)
Ernie Wells

Les captures de coyotes qui seront effectuées dans neuf localités de la MRC Rimouski-Neigette n’ont rien à voir avec une invasion soudaine de canidés dans les secteurs ciblés et ne visent pas à réduire leur densité, même si celle-ci serait en croissance.

Contrairement aux observations de coyotes dans la région de Montréal et les environs de Pointe-aux-Trembles, où des coyotes sont observés depuis le printemps, et dont le nombre interdit même l’accès de parcs au public, l’opération dans la MRC Rimouski-Neigette est d’abord un projet d’étude mené par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) sur les coutumes et les comportements des coyotes.

« Des citoyens et des agriculteurs ont observé des canidés à proximité des fermes. Le coyote demeure encore méconnu. Cette situation nous donne l’opportunité d’en apprendre plus sur cette espèce qui est commune au Bas-Saint-Lurent, et comment, entre autres, le coyote interagit autant en milieu agricole, que forestier, et comment il utilise les ressources; lire carcasses de bétail, laissées par les fermes », explique le biologiste responsable du projet d’étude à la Direction générale du secteur sud-est du MFFP à Rimouski, Jérôme Laliberté.

Avant la chasse de l’orignal

L’opération de capture de trois semaines seulement aura lieu ente le 15 août et le 2 septembre dans les environs de Saint-Narcisse, Saint-Valérien, Saint-Eugène-de-Ladrière, Saint-Simon, Saint-Fabien, Sainte-Françoise, de Saint-Mathieu-de-Rioux, Bic et Rimouski.

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« À partir de la mi-août, les jeunes coyotes du printemps sont plus mobiles et gagnent en indépendance, comme leurs parents, et les chances de les capturer sont plus grandes. Et avant le 2 septembre, on évite de déranger la chasse de l’orignal dans les territoires structurés », poursuit le scientifique.

La plupart des localités ciblées par le projet d’étude sont limitrophes à des territoires fauniques giboyeux comme la Zec Bas-Saint-Laurent, les Réserves Fauniques de Rimouski et Duchénier, la Pourvoirie Seigneurie Nicolas-Riou et le Club Appalaches. Le biologiste Laliberté souhaite y capturer 20 coyotes. Le collier tombera automatiquement après un an. Les sites de captures seront identifiés par des pancartes.

Capturés juste pour les étudier

Et de poursuivre Jérôme Laliberté : « Cette opération vise seulement la capture de coyotes. Nous allons installer des colliers GPS sur certains individus qui vont ensuite émettre des positions pendant l’année suivante ». En 2020, des opérations similaires ont été menées dans les Réserves fauniques de Matane et Dunière, et sur la Pourvoirie Faribault, où 13 coyotes ont été capturés, puis relâchés et 19 à Murdochville en 2021. Les données recueillies sont encore sous analyses. Ce ne sont pas tous les coyotes qui selon leur poids, peuvent ou non porter un collier émetteur qui tombe de lui-même après un an.

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Les coyotes seront capturés avec des pièges à rétention. Les animaux de compagnie des neuf localités sous étude devront être tenus en laisse pour éviter d’être capturés accidentellement. Les espèces non désirées sont déterminées selon le lieu du piège, l’urine animale et le type d’appât utilisés.





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