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Pêche aux déchets dans la rivière Saint-Maurice

" C'est un véritable dépotoir. La visibilité est vraiment difficile "

Six tonnes de résidus ont été retirés des eaux. Sur le lot, quatre véhicules ont quitté les profondeurs de la rivière Saint-Maurice. (Photo Facebook Faisons notre part)

La récolte s'est avérée bonne, dimanche, alors que quatre organismes ont uni leurs forces pour faire le ménage du fond de l'eau dans les environs du chemin Reid à Shawinigan.

Par Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local- LE NOUVELLISTE

Les organismes Faisons notre part, Mission 1000 tonnes, Plongeurs de l'espoir et Meurtres et disparitions irrésolus du Québec (MDIQ) ont sillonné le secteur à la recherche de déchets, une mission qu'ils ont pleinement réussie puisque six tonnes de résidus ont été retirés des eaux.

Sur le lot, quatre véhicules ont quitté les profondeurs, dont trois avaient déjà été repérés par MDIQ il y a quelques semaines, alors que le groupe effectuait des recherches dans le dossier Mélissa Blais, disparue depuis le mois de novembre 2017. Malheureusement, dimanche, les véhicules retrouvés n'ont pas permis de faire avancer cette enquête.

"On est fiers de ce qu'on a fait aujourd'hui [dimanche]. Ça a toujours quelque chose d'excitant de trouver une voiture. Même si on n'a pas réussi à faire avancer le dossier de Mélissa Blais, on se dit que c'est toujours quatre véhicules de moins sur le lot. On espère toujours que oui, on trouvera quelque chose", explique Maryze Leprohon, membre des Plongeurs de l'espoir, qui rappelle qu'il y a plus de 465 cas de meurtres irrésolus au Québec.

Les Plongeurs de l'espoir, associés à Meurtres et disparitions irrésolus du Québec, prévoient repêcher deux autres voitures au cours des prochaines semaines, mais les lieux précis n'ont pas été précisés.

PRONATURE RIMOUSKI

Toutefois, les bénévoles présents s'affirmaient heureux d'avoir pu contribuer à l'assainissement des eaux par le retraits de nombreux déchets. Outre les véhicules, on retrouvait des morceaux de carrosserie, des bidons d'essence, des téléviseurs, des écrans d'ordinateurs, beaucoup de contenants de plastique et plusieurs autres biens de consommation de ce secteur industriel de la ville.

"C'est un véritable dépotoir. La visibilité est vraiment difficile. Les 10 premiers pieds, ça va, mais ensuite, il n'y a plus rien, c'est tout noir. Et avec le courant, ce n'est rien pour aider", témoigne Patrick Godin, l'un des plongeurs affecté à la tâche.

"C'est une belle activité de collaboration entre nos organismes. Ça peut être surprenant, ce que l'On trouve sous une étendue d'eau qui a l'air bien correcte, bien calme. On a installé des bouée de levage, des bouées de signalisation. Les plongeurs devaient être prudents quand ils remontaient des déchets pour ne pas créer de situation désagréable à leurs poumons", explique Anne-Marie Lussier, de l'organisme Faisons notre part.

"C'est désolant de voir la quantité de déchets qui se retrouvent un fond de la rivière, mais c'est bien de voir les efforts, de voir que les gens contribuent", ajoute-t-elle.

Pour Mission 1000 tonnes, la "récolte" de dimanche s'avère "impressionnante".

FédéCP

"Nous, on est venus en support. On s'occupe de la gestion des déchets au bord de l'eau un peu partout au Québec. On fait plusieurs villes : Joliette, Sherbrooke, Sorel, mais ce qu'on voit ici, c'est très impressionnant", souligne Karine Cloutier, ambassadrice.

À l'issue de la journée, Anne-Marie Lussier a promis qu'une telle initiative serait répétée dans le futur, vu la quantité d'objets toujours au fond de l'eau.





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