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La sécurité dans les sentiers de la SÉPAQ remise en question

Une opération de secours réalisée au Saguenay soulève des questions

Le Parc national du Fjord-du-Saguenay est composé d'une centaine de kilomètres de sentiers pédestres montagneux sous la gestion de la Société des établissements de plein air du Québec. (Photo SÉPAQ)
La Presse Canadienne

La mauvaise organisation du déploiement des services de secours d'urgence sur le territoire du Parc national du Fjord-du-Saguenay remet en question la sécurité des randonneurs.

Ce constat est celui posé par le maire de Ferland-et-Boilleau, Hervé Simard, à titre de président de la Régie intermunicipale de Sécurité incendie du Fjord à la suite d'une intervention survenue samedi dernier afin de secourir une randonneuse s'étant foulée une cheville dans le secteur de la Montagne Blanche, à L'Anse-Saint-Jean. l

L'endroit est composé d'une centaine de kilomètres de sentiers pédestres montagneux sous la gestion de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ).

Le récit des événements survenus cette journée-là et corroboré par diverses sources, un appel de détresse a été logé afin de secourir la dame qui se trouvait à 3,5 km en montagne dans un secteur escarpé et inaccessible en véhicule à moteur.

Une patrouille de la SQ a été dépêchée sur place ainsi qu'une ambulance de la firme SLN en plus de six pompiers de la régie.

Jugeant qu'il était impossible d'aller secourir la dame avec les équipements dont ils disposaient et faute de pouvoir compter sur les services de l'hélicoptère de la Sûreté du Québec, les policiers ont rebroussé chemin tandis que les pompiers ont fait de même pour les mêmes raisons.

Finalement, ce sont les deux ambulanciers présents en relative bonne forme physique qui ont parcouru la distance en montagne pour secourir la dame au-delà de leurs obligations protocolaires.

Comble de l'histoire, une fois rejointe, la dame a refusé d'être transportée à l'hôpital, possiblement pour économiser les frais de transport. Depuis samedi, des rencontres d'urgence impliquant le député de Dubuc François Tremblay et son personnel politique, la Régie intermunicipale des incendies, la firme ambulancière et la Sûreté du Québec ont eu lieu afin de déterminer le rôle de chacun des intervenants en pareille situation.

Une problématique autour des interventions de secours

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Selon M. Simard, il existe depuis longtemps une problématique autour des interventions de secours sur le territoire de la SÉPAQ, en ajoutant que ce n'est pas la première fois qu'un événement du genre se produit.

" Pour secourir des personnes, il faut se rendre dans les sentiers pédestres sans aucun accès pour des VTT ou des motoneiges dans ces zones escarpées et pratiquement inaccessibles. Le transport en brancard avec deux personnes, ce n'est pas suffisant. On n'est pas équipés et structurés pour envoyer des pompiers marcher 10 km en montagne avec de l'équipement médical sur le dos, de la nourriture, de l'eau ", affirme-t-il. Étant donné que les pompiers ne disposent pas de la formation et des équipements nécessaires pour soigner et transporter des personnes blessées en montagne, celles-ci sont en droit d'exercer leur droit de refus afin de protéger leur sécurité, ajoute M. Simard.

Selon lui, il revient à la SÉPAQ d'organiser et de prévoir les interventions de secours d'urgence sur ces territoires non organisés (TNO) en formant des premiers répondants qui sauront secourir sa clientèle en détresse.

" On tente de trouver des solutions avec la SÉPAQ pour que les interventions soient sécuritaires. Il serait nécessaire d'aménager des sentiers avec des points de sortie accessibles aux VTT et aux motoneiges pour le transport des blessés. Il faut que les interventions d'urgence soient sécuritaires pour nous. On dit à la SÉPAQ: "Vous collectez des droits d'accès à vos sentiers. Il est de votre devoir d'organiser les secours chez vous". Ce n'est pas seulement une problématique reliée au Parc national du Fjord-du-Saguenay, c'est provincial ".

Il cite en exemple les opérateurs de la via ferrata de Rivière-Éternité qui dispose de ses propres patrouilleurs capables d'intervenir auprès des personnes en difficulté. M. Simard affirme avoir discuté du dossier avec le directeur régional de la Sûreté du Québec, Daniel Jean. Selon lui, ce dernier fait le même constat que les pompiers quant à la capacité d'intervention.

" Si on doit faire venir un hélicoptère de la SQ, il faut qu'il parte de Montréal selon les conditions de température existantes, à un coût horaire de 8000 $. "

La régie intermunicipale dispose d'une capacité de payer limitée, qui est assumée par les contribuables. " Une intervention comme celle d'en fin de semaine, ça coûte de 4000 à 5000 $. La SÉPAQ se décharge de tout ça en disant que son rôle se limite à composer le 911. "

Le maire de Ferland-et-Boilleau affirme que la facture de sa municipalité pour le service des incendies a quadruplé, en quelques années, avec l'adoption du nouveau schéma de couverture de risques qui est passée d'environ 30 000 $ par année à 115 000 $.

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Une rencontre avec le député

Lundi matin, une rencontre a eu lieu au bureau du député François Tremblay afin de faire état de la situation. Le député Tremblay s'est engagé à faire appel à son collègue Pierre Dufour, ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs.

La grogne existe également du côté des ambulanciers impliqués. Selon les informations obtenues, le rôle des ambulanciers est d'apporter un support aux premiers répondants en se rendant avec une ambulance à un point établi afin d'intervenir au plan médical et non de transporter des personnes en forêt dans des lieux inaccessibles.

Ces événements surviennent deux ans après que la MRC du Fjord-du-Saguenay ait annoncé la création d'un service de sauvetage d'urgence afin d'intervenir en dehors du réseau routier qui devait être assuré par Saint-Honoré et la Régie intermunicipale.

En novembre 2018, le préfet Gérald Savard annonçait un investissement de 155 000 $, dont une subvention de 137 000 $ du ministère de la Sécurité publique du Québec, pour l'organisation de ce service. Il faisait suite à un rapport du Protecteur du citoyen publié en 2013 qui relevait l'absence de services d'urgence hors du réseau routier.

Ce nouveau service devait permettre aux citoyens de se sentir en plus grande sécurité quand ils se déplacent dans les territoires non organisés avec la mise en place d'un protocole local d'intervention d'urgence (PLIU), prévoyant la responsabilité des sauvetages aux pompiers, le tout accompagné d'une période de formation spécifique.

Du côté du Parc national du Fjord-du-Saguenay, il n'a pas été possible d'obtenir le point de vue du directeur, Jérôme Gouron.





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