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Un scénario catastrophe pour les concessionnaires de bateaux

10 millions de dollars perdus avec l'annulation du Salon du bateau de Québec

Le monde du nautisme encaisse lui aussi des conséquences financières très importantes avec la crise de la COVID-19. Le Salon du bateau de Québec a été fermé seulement quelques heures après son ouverture. (Photo courtoisie Karl Tremblay)
Julien Cabana

« Lors du Salon du bateau de Québec, on peut penser à des ventes qui tournent autour de 8 à 10 millions de dollars pour l’ensemble des concessionnaires sur place. L’annulation du Salon va faire très mal à plusieurs. »

Voilà comment le promoteur du Salon du bateau de Québec, Pierre Harvey, résumait la situation à la suite de l’annulation de son événement jeudi dernier. 

« Personnellement, j’ai encore de la difficulté à m’en remettre, alors j’imagine comment doivent se sentir certains concessionnaires qui misaient sur cet événement pour arriver à connaître une bonne saison. Pour vous démontrer l’effet des mesures, un concessionnaire m’a raconté qu’aussitôt qu’elles ont été annoncées, la femme d’un acheteur qui était en train de conclure un marché l’en a informé. Il s’est levé immédiatement et a quitté les lieux sans demander son reste. »

M. Harvey dit comprendre les buts du gouvernement qui veut d’abord et avant tout protéger la santé publique, mais de l’autre côté, il se demande comment vont se sortir de cette impasse toutes ces organisations qui ont vu leurs possibilités de rencontrer leur clientèle s’effondrer la semaine dernière.

SIX HEURES DISPENDIEUSES

« Si on calcule que le salon a été ouvert six heures et que nous avons engendré des dépenses de plus de 100 000 $, on peut dire sans se tromper que ça fait cher de l’heure, souligne le directeur des ventes terrestres chez Adrénaline Sports, Robert Gingras. Si on ajoute à cela que nous vendions près de 30 bateaux et pontons durant les quatre jours, je vous laisse imaginer les chiffres à la fin. »

Pour pallier le dur coup que son entreprise a dû encaisser, le directeur a décidé de recréer un salon dans ses locaux.

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En plus des bateaux, Adrénaline exposait aussi des quads et côte à côte dans un autre kiosque. Encore là, rien à faire pour rattraper ce qui est perdu. Il convient toutefois que la santé publique devait primer avant tout.

« EN PLEINE CRISE »

Même s’il dit comprendre la situation en regard des mesures pour assurer la santé publique, Carl Dussault, de chez Dion Moto de Saint-Raymond, explique lui aussi que les pertes encourues seront difficiles à récupérer.

« Simplement pour le travail de montage et d’installation de notre kiosque, il a fallu débourser plus de 30 000 $. [...] Pour nous, cet événement est très important. C’est là que nous donnons rendez-vous à nos clients potentiels. Nous y réalisons plus de 25 % de nos ventes annuelles de bateaux. On peut parler facilement de pertes de plus de 75 000 $, une somme qui n’est pas près de revenir dans nos livres. »

Il a aussi soulevé l’inquiétude concernant la réaction des gens avec tout ce qui se passe.

« Je ne suis pas certain que nous allons être bien longtemps dans un marché d’acheteurs avec tout ce qui se passe. Il y a la COVID 19, la bourse qui s’emballe, autant d’éléments qui peuvent empêcher les gens de bouger et de se procurer des machines de loisir. Nous sommes en pleine crise. »

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PERTES DIFFICILES À AVALER

Même son de cloche du côté de Pro Performance, où l’un des propriétaires, Martin Ratté, parlait d’une véritable catastrophe.

« Nous avons perdu énormément d’argent parce que nous avions quatre kiosques au Salon, explique-t-il. Si on additionne la location des espaces, les salaires des employés et tout ce qu’il nous a fallu comme manutention pour monter les kiosques, on peut facilement penser à une perte nette de plus de 70 000 $. Si on ajoute à cela les ventes qui n’ont pas été faites sur place, dites-vous bien que le chiffre gonfle de façon très importante. »

Chez les fabricants de bateau, les stocks sont au maximum et les usines ont continué de produire en tenant compte des ventes qui seraient faites au printemps, comme c’est le cas chaque année. Personne de l’industrie n’a voulu nous accorder une entrevue officielle, sauf que, sous le couvert de l’anonymat, plusieurs se sont dits inquiets pour l’avenir à court terme.

Il faut espérer que la crise se résorbe assez rapidement pour que les gens reprennent une vie normale. Après tout, les gens vont avoir besoin de se détendre et de profiter de la vie après une période difficile comme celle que nous vivons présentement.





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