Motoneige-Quad La gent féminine aux guidons
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La gent féminine aux guidons

Montée de la popularité de la motoneige chez les dames

Bien étendue sur sa motoneige, Valérie Ménard profite de quelques moments de repos avant de reprendre le sentier. (Photo fournie par Valérie Ménard)
Julien Cabana

Si la pratique de la motoneige a été longtemps réservée aux hommes, depuis quelques années, on voit une montée importante chez les dames qui décident que la motoneige, c’est leur loisir. 

« J’ai l’impression que c’est quelque chose qui a toujours existé mais qui est mieux vu et accepté aujourd’hui, juge la rédactrice adjointe du magazine Motoneige Québec, Valérie Ménard. Je me rappelle lorsque j’étais adolescente, j’avais des amies qui faisaient de la motoneige, mais pas leur mère. Je crois que je fais partie de la génération qui a vraiment commencé à s’épanouir à ce niveau-là. Il ne faut pas oublier que certaines femmes ont marqué le monde de la motoneige dans les années 90, comme Janick Larivière. Elle a été la première femme à terminer la course Harricana, la plus difficile au monde. »

Maintenant, les femmes sont passées de passagères à celles qui pilotent la motoneige.

« Dans le passé, les femmes se retrouvaient sur le siège arrière de la motoneige, derrière leur mari. Souvent, elles se rendaient dans un chalet et y demeuraient pendant que les autres s’amusaient. Aujourd’hui, ce que l’on voit de plus en plus à la Fédération des clubs de motoneigiste du Québec ce sont des femmes qui prennent leur droit d’accès et possèdent leur propre motoneige », explique Mme Ménard.

LES GRANDES AVENTURES

Ces femmes qui ont choisi de faire de la motoneige leur loisir ne font pas que tourner en rond sur un petit territoire.

FCMQ I Moteneige

« Ces femmes s’équipent et partent en groupe de femmes en randonnée. Aujourd’hui, il n’est pas rare de croiser un groupe d’une dizaine de personnes et de constater que 40 % de ces motoneigistes sont des femmes », observe-t-elle.

La spécialiste se souvient très bien que, jeune, elle a eu la chance de prendre goût à l’activité.

« Je me souviens, lorsque j’ai commencé à faire de la motoneige alors que mon père me laissait partir avec sa permission, j’allais faire de la pêche sur la glace avec une amie. J’ai toujours été la seule femme de mon groupe d’amis masculins. Aujourd’hui, 20 ans plus tard, je rencontre des femmes passionnées. Elles s’intéressent à la machine, à la technologie, à tout le côté touristique de la pratique de la motoneige », dit Valérie Ménard, tout en ajoutant que les femmes s’impliquent également dans des clubs et des groupes de motoneigistes féminins. « On peut donner en exemple le groupe Facebook Les Louves de la motoneige. Ce sont des groupes de discussion, qui permettent aux femmes de se rencontrer, de réseauter. Il y a aussi plusieurs sites web qui sont faits pour les femmes. Vraiment, la motoneige fait partie des activités que les femmes veulent essayer et continuer de pratiquer », s’enthousiasme-t-elle.

 

VAINCRE LES TABOUS

Zec Québec septembre 2021

Malgré ces avancées, il y a encore des tabous. « Je tourne des émissions pour la série Motoneiges.TV. Dans la majorité des cas, les gens qui nous accueillent sont portés à offrir à mon coanimateur la motoneige la plus grosse et la plus puissante. Mais lorsqu’ils me voient piloter ma motoneige et constatent à quel point je me débrouille bien, dans tous les types de terrain, ils changent d’avis rapidement », raconte-t-elle.

Elle veut aussi sensibiliser les femmes qui se posent des questions à savoir si elles sont capables. « Depuis trois ans, dans tout ce que je fais autant dans le magazine Motoneige Québec qu’à la télévision, je cherche à expliquer aux femmes que la motoneige, c’est vraiment pour elles », dit Mme Ménard.





Zec Québec septembre 2021
Zec Québec septembre 2021
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