Motoneige-Quad L’hiver mène la vie dure aux motoneigistes
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L’hiver mène la vie dure aux motoneigistes

Seulement 20 % des sentiers seraient ouverts présentement

Les motoneigistes ont hâte de se lancer à l’assaut des sentiers après de longs mois d’attente. (Photo Julien Cabana)
Julien Cabana

Après avoir donné de l’espoir aux motoneigistes à la mi-novembre, avec d’importantes chutes de neige, voilà que l’hiver décide que la saison devra attendre en offrant des températures hors de l’ordinaire, de la pluie et de la chaleur. 

Au moment d’écrire ces lignes, lundi dernier, en consultant la carte des conditions de sentiers de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, on pouvait constater l’ampleur des dégâts que le temps doux et la pluie ont pu faire. 

Toutefois, après avoir discuté avec des responsables, on nous expliquait que la carte ne pouvait pas être à jour en raison du manque d’informations transmises pour qu’elle reflète la réalité. 

On me mentionnait que 20 % des sentiers seraient ouverts présentement, peut-être pas dans des conditions idéales, mais praticables tout de même. D’ici à la fin de la semaine, le portrait devrait changer, une fois que les gens chargés de modifier les conditions seront revenus en poste. 

La pluie a détruit une bonne partie du couvert de neige à plusieurs endroits. Il est certain que dans les montagnes comme les Monts-Valin, les Laurentides, les Appalaches, en Gaspésie ou en Haute Mauricie, il y a toujours assez de neige pour rouler en sentiers. 

« Je crois que la meilleure chose à faire pour les amateurs, c’est de communiquer directement avec les clubs pour connaître la situation de leurs sentiers », d’expliquer le directeur général de la FCMQ, Stéphane Desroches. 

« Ces bénévoles, qui sont sur le terrain, sont les mieux placés pour donner l’information de dernière heure. Aussi, je tiens à remercier sincèrement les motoneigistes qui ont répondu à l’appel pour apporter leur aide aux bénévoles des clubs afin de remettre le réseau en état après la tempête. »

FEDECP- Camp Arme à feu

Le temps doux et la pluie ont forcé les clubs à fermer plusieurs portions de sentiers qui passent sur des lacs ou des rivières. Il faut absolument attendre que l’interdiction soit levée avant de vous y aventurer. Il faut prendre son mal en patience et espérer que la température va revenir à la normale sous peu. 

RESPECTER LA PROPRIÉTÉ PRIVÉE 

Certains motoneigistes peuvent être tentés de passer outre les fermetures et s’aventurer dans certains secteurs. Cela peut entraîner des conséquences graves, comme la perte de droits de passage, sans penser aux dangers de briser sa motoneige ou de frapper un objet qui pourrait causer un accident. 

« Un des trois piliers qui supportent tout le monde de la motoneige au Québec, ce sont les propriétaires fonciers, qui, en tant que partenaires, accordent des droits de passage pour 50 % des sentiers du réseau, soit 16 500 kilomètres », indique Michel Garneau, responsable des communications de la FCMQ et rédacteur en chef du magazine Motoneige Québec.

« Ces gens nous laissent passer sur leurs terres parce que ce sont d’abord et avant tout des motoneigistes, mais aussi que ces gens croient à tout ce que l’industrie de la motoneige représente comme apport économique dans leur région. Si un sentier passe dans leur coin de pays, cela va permettre aux restaurants de survivre, tout comme les stations de services et les hébergements. 

« Cela permet à ces entreprises de pouvoir garantir des emplois à l’année longue à leurs travailleurs, un élément très important en cette période de pénurie de main-d’œuvre. L’activité motoneige permet à toutes ces organisations de pouvoir rester ouvertes douze mois par année. Pour ces propriétaires fonciers, c’est une façon d’aider l’économie de leur région. »

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Tous ces propriétaires n’ont rien en retour de leur générosité. Ils sont plus de 10 000 à aider. Tout ce qu’ils peuvent espérer, c’est de remporter un des 55 chèques cadeaux de 1000 $ qui sont tirés par la Fédération et Yamaha parmi tous les propriétaires qui concèdent un droit de passage. 

NON AU VAGABONDAGE 

Le plus grand danger qui guette l’écroulement d’une partie du réseau, c’est le vagabondage en dehors des balises du sentier, lorsque l’on circule sur un terrain privé. 

« Lorsqu’un droit de passage est perdu, cela signifie qu’un club doit bâtir un sentier de contournement, ce qui n’est pas toujours facile et parfois même impossible, affirme l’expert. C’est dans le sud du Québec que les clubs travaillent le plus souvent avec des propriétaires terriens. 

« Ce qui fait la force du réseau de sentiers québécois, c’est l’interconnectivité entre les différentes régions du Québec. Nous pouvons faire vraiment le tour du Québec en motoneige. Si nous ne voulons pas perdre ces avantages, il faut réfléchir aux conséquences avant de faire du vagabondage. » 





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