Motoneige-Quad Ça commence à bouger dans les sentiers dans plusieurs régions
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Ça commence à bouger dans les sentiers dans plusieurs régions

Le réseau est ouvert à près de 50 %

Le Relais du Mont-Apica, situé dans la réserve faunique des Laurentides, ne pourra pas offrir, jusqu’à nouvel ordre, ses services habituels de restauration à l’intérieur. Il représente un arrêt incontournable pour les motoneigistes. (Photo courtoisie)
Julien Cabana

Grâce à certaines périodes de froid et aux chutes de neige sur plusieurs régions du Québec, le réseau de sentiers est ouvert à près de 50 %.

« En consultant la carte des conditions de sentiers avant de vous parler [lundi], j’ai constaté que 42 % des clubs ont ouvert leurs sentiers, sur l’ensemble du territoire québécois. Il en manque encore 58 % en revanche », d’expliquer Michel Garneau, de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec. « Les conditions qualifiées de bonnes sont associées à 16 % des clubs alors que 26 % mentionnent des conditions acceptables. Ce sont clairement des conditions de début de saison. »

Selon l’expert, la principale difficulté pour les clubs, ce sont les cours d’eau.

« En consultant la carte interactive, le problème que l’on peut cerner rapidement, ce sont les cours d’eau. Nous n’avons pas eu assez de périodes de grands froids très soutenus, surtout dans les territoires qui sont tout près de la plaine du Saint-Laurent. Il y a de nombreuses traverses de cours d’eau, ce qui implique qu’il y a beaucoup de ponts de glace qui sont nécessaires. Les clubs font leur possible en aidant la nature. Mais encore une fois, il faut être patient pour avoir de plus grands froids, mais aussi de bonnes chutes de neige. Nous vivons des hivers en dents de scie depuis plusieurs années. »

CONDITIONS, PATIENCE ET COVID

Rappelant que ces hivers retardent le début de la saison, il a tenu à préciser que cela peut avoir un impact direct sur les conditions de sentiers.

« Lorsqu’il y a des périodes de dégel, cela a pour effet direct de créer des conditions de sentiers glacés. Il faut donc porter une attention particulière durant nos randonnées. Aussi, certains vont m’accuser de radoter, mais je reviens toujours avec mon conseil d’avoir des crampons sur la chenille de la motoneige. Je considère que c’est d’abord et avant tout une question de sécurité. »

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En plus de tout cela, il y a la fameuse COVID qui est venue brouiller les cartes encore cette saison. « On peut choisir de mettre l’accent sur le côté négatif, mais personnellement, je préfère voir un certain côté positif. Nous sommes toujours capables de pratiquer la motoneige. C’est une activité qui est permise parce qu’honnêtement, lorsque l’on circule en sentier avec tous nos équipements, les risques sont à peu près nuls. Toutefois, lorsque l’on s’arrête, il faut respecter à la lettre les consignes de la Santé publique parce que l’on sait que le virus Omicron se propage très rapidement. »

Il a tenu à rappeler que la meilleure chose à faire, est de se référer à la carte interactive des conditions de sentiers et à l’application iMotoneige. Les informations sont mises à jour régulièrement. 

LES SENTIERS SEULEMENT

Durant la conversation, Michel Garneau a rappelé aux motoneigistes d’être patients et de ne pas s’aventurer sur des terres privées parce qu’il y a de la neige. Ces terrains privés sont souvent liés aux clubs par un droit d’accès. Selon lui, une minute de plaisir et de témérité peut causer des ennuis pour des années à venir.

CONSÉQUENCES POUR LA SAISON

Pour le directeur général de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, Stéphane Desroches, les mesures imposées par la Santé publique vont causer du tort à plusieurs nouveaux.

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Conscient toutefois qu’il nous faut tous donner un coup de barre pour enrayer l’épidémie, il rappelle que plusieurs clubs possèdent des relais offrant de la restauration. Ils ont besoin de ces sommes d’argent pour vivre. Tout le monde des excursions en motoneige va aussi en subir les conséquences.

Pour plusieurs régions, elles représentent un apport économique très important en hiver. Les amateurs vont revenir au modus operandi de l’an dernier, à savoir concentrer les sorties dans leur région seulement. Manger assis sur un banc de motoneige à -20 °C, ce n’est pas l’idéal. 

LE FINANCEMENT DU SURFAÇAGE

Dans ce dossier, le directeur général a tenu à rappeler que le nouveau système 2020 mis de l’avant par la Fédération peut aider tous les clubs qui y adhèrent de façon volontaire. Les clubs qui doivent surfacer plus longtemps reçoivent automatiquement 80 $ l’heure pour le surfaçage de leurs sentiers, en plus de la subvention habituelle.

Cette mesure a été adoptée pour aider certains clubs qui, au lieu de surfacer pour quatre ou six semaines, doivent le faire pour 10 et même 12 semaines, en raison de leur qualité d’enneigement. Cette nouvelle mesure est très utile pour les clubs dont les sentiers sont très achalandés.





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