Motoneige-Quad Les motoneigistes doivent s'impliquer pour aider à la survie des clubs
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Les motoneigistes doivent s'impliquer pour aider à la survie des clubs

On peut penser à un renouvellement de 30 % des bénévoles d’ici cinq ans

Si on veut que le réseau de sentiers demeure ce qu’il est au Québec, il va falloir que des motoneigistes s’impliquent à titre de bénévoles dans la gestion des clubs. (Photo Julien Cabana)
Julien Cabana

En entrevue pour le cahier du Journal, le directeur général de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, M. Stéphane Desroches, avait un message pour le milieu.

Il faut que les motoneigistes s’impliquent pour aider à la survie des clubs.

« Grâce aux bénévolats, nous avons une machine motoneige qui représente des retombées de plus de 3 milliards $ au Québec, d’expliquer l’expert. À regarder les choses aller, nous constatons que d’ici les cinq prochaines années, il faut absolument qu’il y ait un renouvellement au niveau du bénévolat dans les clubs. Les gens sont de plus en plus âgés et la relève est plutôt rare. Nous avons mis en place des outils pour aider à former de la relève mais sans l’implication des motoneigistes, ça ne fonctionnera pas. » 

Tout ce que le DG demande aux motoneigistes qui roulent en sentier et qui profitent du système, c’est d’offrir leur aide, quelle que soit la façon.

« Ça peut se traduire tout simplement, par exemple, par aller voir les gens de son club pour leur dire que s’ils ont besoin d’un coup de main, vous êtes là. Une fois dans la machine, je suis certain que plusieurs motoneigistes vont vouloir aller au-delà de la coupe de branches dans un sentier. Certains vont plutôt décider de s’investir à part entière dans la gouvernance d’un club. »

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Selon l’expert, on peut penser à un renouvellement de 30 % des bénévoles d’ici cinq ans. Les conseils d’administration des clubs sont de plus en plus petits. Même si des outils sont en place, rien ne peut remplacer le travail de bénévoles qui voient à la bonne marche de leurs clubs.

DES SENTIERS DE MOTONEIGE et PLUS

Une autre partie du message du DG touche l’ensemble de la population par rapport au monde de la motoneige.

« Oui, la motoneige signifie de belles retombées économiques un peu partout, mais c’est plus que cela. Nous investissons dans des infrastructures qui servent à plusieurs types d’utilisateurs et non pas seulement pour les motoneigistes. Il faut penser aux ponts et aménagements de sentiers qui permettent la pratique du vélo, de l’équitation, de la pêche, de la chasse. Ce que je demande aux gens, c’est que lorsqu’ils rencontrent des motoneigistes qui sont tous des bénévoles, de leur dire merci pour leur implication et les développements qu’ils font sur le territoire. »

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Un bel exemple de cela, c’est dans la réserve faunique des Laurentides. Lorsque nous chassons, nous pouvons traverser la rivière aux Écorces grâce au pont bâti par les motoneigistes et les quadistes, près de la route 169. Ce genre de situation se produit un peu partout sur le territoire québécois.

Avant de nous quitter, M. Desroches a tenu à livrer un autre message important à ses yeux.

« Avec la saison qui approche, j’invite les utilisateurs des sentiers à demeurer polis lorsqu’ils sont interceptés par des bénévoles qui agissent comme patrouilleurs. Ce sont d’abord et avant tout des motoneigistes passionnés qui n’ont qu’un seul but, assurer la sécurité dans les sentiers. Au lieu de les traiter de tous les noms, pensez donc que le rôle qu’ils jouent peut faire la différence entre des randonnées sécuritaires et l’anarchie totale dans les sentiers. Votre collaboration sera très appréciée. »





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