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Rouler en sécurité avec des pneus cramponnés

Une traction est meilleure, un freinage plus facile

Si l’on veut développer le tourisme hivernal en quad, il faut absolument mettre au point un système de signalisation qui sera uniforme, facile à comprendre pour les voyageurs. (PHOTO COURTOISIE, KARL TREMBLAY)
Julien Cabana

Parmi tous les éléments qui peuvent changer la donne en hiver, pour la conduite d’un VTT, les pneus cramponnés en demeurent sans aucun doute un essentiel. 

« Avant l’adoption de la nouvelle loi sur les véhicules hors route, il était permis d’avoir des crampons du 1er décembre jusqu’au 31 mars, d’expliquer le responsable des projets spéciaux de la Fédération québécoise des clubs quads du Québec (FQCQ), M. Danny Gagnon. Il s’agissait d’un projet pilote qui n’était pas inclus dans la nouvelle loi. Heureusement, après discussion avec les responsables gouvernementaux du dossier, le projet a été reconduit. Cela signifie donc que pour les trois prochaines années, les utilisateurs vont pouvoir utiliser des crampons sur les pneus de leur VTT pour rouler. »

Pour plusieurs, lorsqu’il est question de sentiers de quad en hiver, on pense au surfaçage sur la neige pour obtenir une surface durcie. Dans la réalité, c’est souvent bien différent.

« Nous sommes rendus que de moins en moins de clubs surfacent les sentiers, surtout ceux qui sont sur les terres du domaine public, d’expliquer l’expert. Les clubs grattent beaucoup jusqu’au sol, ce qui signifie que l’on se retrouve à rouler sur des surfaces durcies, souvent glacées. Le fait d’avoir des crampons sur les pneus de leur VTT permet d’assurer la sécurité des utilisateurs. Ça fait vraiment toute la différence pour rouler dans les sentiers. »

Dans les faits, non seulement la traction est meilleure, mais cela facilite aussi le freinage et l’aise à garder son côté du sentier. Il faut bien vous rappeler que l’on parle ici de crampons du même type que ceux que l’on installe sur un pneu d’automobile.

RESPECTER LES PROPRIOS

PRONATURE RIMOUSKI

Dans l’ensemble du réseau, plusieurs sentiers passent sur les terres d’agriculteurs qui ont gracieusement consenti des droits de passage aux clubs. 

« Nous ne pouvons pas gratter jusqu’au sol sur une terre agricole parce que cela entraînerait des dommages importants pour l’agriculteur. Dans certaines régions comme Chaudière-Appalaches, plusieurs des sentiers d’hiver sont sur des terres agricoles. À ce moment-là, il faut surfacer la neige. »

Pour cet expert, le respect des propriétés privées signifie aussi de bien gérer ses déchets.

« Je parcours souvent les régions dans le cadre de mon nouveau rôle pour les projets spéciaux de la Fédération. Je rencontre des propriétaires terriens qui me demandent de passer le message qu’il ne faut pas jeter ses déchets dans le sentier. En Outaouais, un agriculteur m’expliquait que si un quadiste jette une canette de liqueur vide dans un champ en hiver et qu’une vache mange cette canette lorsqu’elle est au pâturage en été, il est certain qu’elle va mourir. Une vache laitière, pour un agriculteur comme lui, coûte 14 000 $. Ça peut paraître simpliste pour plusieurs de donner cet exemple, mais c’est la réalité. Ce qu’il faut retenir, c’est de bien respecter les terrains qui nous permettent de pratiquer notre loisir et se rappeler que le moindre petit geste peut avoir des conséquences importantes. Dans la majorité des cas, lorsque nous circulons en quad, nous ne sommes pas chez nous. »

ET LES PROJETS

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Depuis quelques mois, M. Gagnon joue un tout nouveau rôle, soit celui de responsable des projets spéciaux. Il s’affaire à monter un système qui permettra aux clubs de mieux vivre, ce qui sera une très bonne affaire pour les bénévoles.

« Ça va très mieux. J’ai pratiquement terminé le projet de comptabilité dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, ce qui va permettre d’avoir un système comptable uniformisé pour toute la région. Dans le Nord-du-Québec, je travaille à la fusion des quatre clubs existants pour arriver à en faire un seul. »

L’autre dossier sur lequel il travaille beaucoup, c’est celui de la signalisation avec comme région pilote l’Outaouais.

« Malgré le fait que les clubs ont beaucoup de signalisation dans les sentiers, il y en a beaucoup qui est non conforme. Nous apportons les changements nécessaires en uniformisant le tout parce qu’en bout de piste, nous voulons permettre aux quadistes, qui font du tourisme dans les régions, d’être capables de se situer facilement. À plusieurs intersections, nous allons installer des cartes afin que les gens se retrouvent et sachent vraiment où aller, quel sentier emprunter pour atteindre leur but. » Malheureusement, dans la majorité des cas, la signalisation est familière pour les gens du coin mais pas pour les étrangers. « Si on veut arriver à développer le tourisme en quad, il faut fournir aux amateurs des façons de comprendre où ils sont, vers où ils s’en vont et quel sentier emprunter », de conclure l’expert.





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