Motoneige-Quad Les réserves fauniques jouent un rôle important
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Les réserves fauniques jouent un rôle important

La Sépaq joue un rôle très important

Les sentiers sont maintenant ouverts partout sur le territoire des réserves fauniques. Ces sentiers permettent de créer des liens interrégionaux très importants. (Photo courtoisie)
Julien Cabana

Pour réaliser l’ensemble du réseau de sentiers de quads du Québec, les bénévoles doivent obtenir des droits de passage.

Si on connaît bien ce qui se passe avec les propriétaires fonciers, ce que l’on sait moins, ce sont les efforts déployés par la FQCQ pour bâtir des portions de sentiers, dans des réserves fauniques.

« Les sentiers sont maintenant ouverts partout sur le territoire des réserves fauniques qui travaillent avec nous, explique le responsable des projets spéciaux à la Fédération québécoise des clubs quad (FQCQ), Danny Gagnon. Ces sentiers permettent de créer des liens interrégionaux très importants, ouvrant ainsi de belles possibilités de randonnées intéressantes. Pour arriver à créer cette partie du réseau, nous avons dû travailler très fort. »

Plusieurs réserves fauniques du réseau de la Sépaq jouent un rôle très important.

« Nous avons des sentiers sur le territoire des réserves de Papineau-Labelle, Rouge-Matawin, Portneuf, la réserve des Laurentides. Ils représentent d’importants liens interrégionaux. Par exemple, avec la réserve Papineau-Labelle, cela nous permet de relier le secteur de la Petite Nation avec le reste de la région de l’Outaouais. Si on pense à la réserve Rouge-Matawin, elle permet de relier Les Laurentides avec la région de Lanaudière, un tronçon de 94 kilomètres. Grâce au sentier de la réserve des Mastigouche, on peut relier la Mauricie à la Haute-Mauricie, en passant sur le barrage du lac Taureau. »

D’autres exemples importants viennent en tête du spécialiste qui veut démontrer l’importance de la collaboration de la Sépaq.

« Dans le cas de la réserve de Portneuf, on peut relier les secteurs de Saint-Raymond et de Rivière-à-Pierre avec la région de La Tuque. Pour la réserve des Laurentides, le sentier permet de relier la région de la Capitale nationale avec le lac Saint-Jean. Sous peu, nous devrions être en mesure de rendre disponible un tronçon qui mènera vers Charlevoix. Sur le territoire de la réserve de Matane, le sentier permet de relier le Bas-Saint-Laurent à la Gaspésie. »

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DU TRAVAIL À RESPECTER

Comme la mise en œuvre de cette partie du réseau demande beaucoup de travail et de suivi, la Fédération demande aux quadistes d’y circuler en demeurant dans le sentier.

« Ces sentiers sont inspectés par les responsables de la Fédération via un agent attitré spécifiquement à ce dossier, explique le spécialiste. Il fait sa tournée en prenant bien soin de noter s’il faut faire des travaux et à quel endroit. Ils seront réalisés en cours d’été. »

Certains pourraient être portés à croire qu’il est facile de réaliser ces sentiers.

« Ce sont de longs dossiers à régler. C’est pour cette raison que nous demandons aux quadistes de bien respecter ces sentiers. Par exemple, nous travaillons avec la réserve Rouge-Matawin depuis 1995. Il faut des années pour régler ces dossiers. Je peux citer en exemple le cas de la Réserve faunique des Laurentides. Il a fallu 12 ans de travail avant d’obtenir les autorisations et la permission de faire les travaux. Ce sont des dossiers complexes. Ce n’est pas parce que nous sommes en forêt que c’est facile. Il faut éviter les lacs de pêche, les sites qui pourraient déranger la clientèle de la Sépaq. Ça complique vraiment le dossier. Pour ce seul sentier, nous avons dû débourser 700 000 $ pour l’aménagement du parcours. »

Ce n’est pas un cas unique dans ce dossier des sentiers en réserves.

Zec Québec septembre 2021

« Pour la réserve de Papineau-Labelle, nous avons investi 250 000 $, dans Rouge-Matawin plus de 100 000 $. Ce sont vraiment des dossiers qui coûtent cher et qui demandent beaucoup de recherches. Il y a aussi le démarchage en forêt qui est important, afin de trouver des endroits qui limiteront les dérangements de la clientèle normale de la Sépaq. Cela complique encore plus la possibilité d’en arriver à une entente. Il y a beaucoup de chemins forestiers, mais parfois, il faut construire un pont pour relier deux routes qui vont diminuer les impacts négatifs sur la clientèle de pêcheurs et de villégiateurs qui visitent les réserves. »

S’ils sont soumis à la même réglementation que le reste des sentiers du réseau québécois, en réserve faunique, ils sont une particularité.

« Il faut arrêter de circuler en début septembre en raison de la saison de chasse à l’orignal. Tout le monde sait qu’au Québec, la chasse à l’orignal, c’est sacré. »





Zec Québec septembre 2021
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