Motoneige-Quad Le marché du quad est toujours en folie cet été
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Le marché du quad est toujours en folie cet été

Vous désirez un véhicule pour l’automne? Commandez-le maintenant !

La pratique du quad est de plus en plus populaire au Québec. Des gens viennent de partout pour découvrir l’arrière-pays, des sites qui ne sont pas accessibles autrement.
Julien Cabana

Bien des gens croyaient qu’une fois que la pandémie serait chose du passé, le marché du quad reviendrait à la normale au Québec. La situation actuelle semble indiquer le contraire.

« La demande est toujours aussi folle. C’est complètement anormal, d’expliquer le directeur des ventes terrestres chez Adrénaline Sport de Québec, M. Robert Gingras. Tout cela vient du fait que les voyages et les sorties possibles à l’extérieur cet été ont été encore annulés dans la plupart des cas. Les gens demeurent au Québec et ils veulent en profiter. L’approvisionnement de véhicules est toujours très restreint. Présentement, on ne peut plus commander de modèles 2021. Il faut passer à 2022. Cette situation fait en sorte qu’il faudra attendre à la fin octobre ou au début de novembre pour avoir des véhicules en stock. »

Donc, la situation est assez simple. Si vous désirez avoir un véhicule pour l’automne, il faut le commander maintenant.

« Présentement, je n’ai aucune disponibilité de véhicules, ni dans Honda ni dans BRP, les deux marques que nous vendons. La seule chose que nous pouvons faire pour l’amateur qui veut un véhicule, c’est de faire une commande et lui demander d’attendre un minimum de quatre mois. Du côté de BRP, on nous a annoncé la construction d’une deuxième usine qui devrait commencer ses opérations à la fin août ou au début de septembre. »

TOUTE LA CHAÎNE

Dans les faits, ce ne sont pas uniquement les compagnies qui ne peuvent suffire à la demande. C’est l’ensemble du milieu de la production qui est en problème.

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« Il y a aussi un problème majeur pour les pièces reliées à la production de véhicules. L’approvisionnement en pièces est un problème pour les fabricants. Il n’y aurait pas de problème si la demande était normale. Mais avec des augmentations de l’ordre de 39 %, comme on le mentionnait dernièrement chez BRP, c’est impossible de réussir à répondre adéquatement à la demande. Aucune compagnie n’a la possibilité de répondre à la demande d’une augmentation de près de 40 % en si peu de temps. Les usines actuelles peuvent suffire à une demande normale, ce qui est loin d’être le cas présentement. »

L’arrivée des mesures de déconfinement est bienvenue pour cet expert, sauf qu’il rencontre un problème majeur.

« Oui, c’est bon pour nous, mais le problème, c’est que je n’ai rien à offrir aux consommateurs. À titre d’exemple, je vous mentionne que toutes les motoneiges que nous avions pour l’hiver prochain sont vendues. Maintenant, il faut procéder uniquement par le système de commandes. Pour les côte-à-côte et les quads, nous serons peut-être en mesure de faire quelque chose, mais pas avant quatre à cinq mois. Je crois qu’avant que le marché se stabilise, il faudra un bon douze mois. »

DU JAMAIS VU

Comme il le mentionne souvent, pour lui, c’est une situation qu’il n’a jamais vécue après plus de 40 ans dans le domaine.

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« Personne n’a jamais vu cela, de dire l’expert. Encore une fois, ce n’est pas un problème de production en réalité, mais bien une demande qui a explosé au niveau mondial. La même situation se produit dans d’autres domaines, comme l’automobile ou le Spyder pour nous. Les modules électroniques sont en rupture de stock, il devient impossible de construire des ordinateurs de bord. Tous ces problèmes réunis font en sorte que nous avons la situation actuelle. Toute la chaîne subit les contrecoups de cette situation extraordinaire de demandes du marché. Ça dépasse donc la responsabilité du fabricant parce qu’en réalité, c’est tout le monde aux alentours de la production qui ne suffit pas à la demande. »

Pour donner une petite idée de la situation qu’ils vivent, le spécialiste a expliqué ce qui suit.

« Les gens sont impatients et je les comprends. Mais c’est vraiment hors de nos moyens de pouvoir donner plus. Présentement, il entre des camions à tous les jours avec des véhicules, mais ce sont des unités qui sont vendues depuis les mois de décembre, janvier et février. Pour avoir un véhicule cet été, il fallait l’avoir commandé en janvier ou au plus tard au début de février. »

Il a terminé l’entrevue en nous expliquant qu’il aimerait faire mieux en termes de ventes, comme tous les autres concessionnaires, mais que malheureusement la production ne peut suivre un tel rythme.





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