Motoneige-Quad Une fin de saison abrupte pour les motoneigistes du Québec
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Une fin de saison abrupte pour les motoneigistes du Québec

Plus de 85 % du réseau de sentiers est fermé

« Autant l’hiver a tardé à arriver autant le printemps est devancé avec des températures assez exceptionnelles pour ce temps-ci de l’année », explique le directeur du marketing de la FCMQ, Michel Garneau. (Photo FCMQ)
Julien Cabana

La saison de motoneige n’aura pas fait long feu avec le temps doux que nous avons connu au cours des derniers jours. Hormis la Gaspésie, on peut dire que tout est fermé ailleurs au Québec.

« Autant l’hiver a tardé à arriver autant le printemps est devancé avec des températures assez exceptionnelles pour ce temps-ci de l’année. Au moment où je vous parle (lundi), on peut dire que plus de 85 % du réseau de sentiers est fermé, d’expliquer le directeur du marketing de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, M. Michel Garneau. En raison de la fonte rapide de la neige avec le soleil très puissant, avec les glaces sur les cours d’eau qui ne sont plus assez sécuritaires pour les ponts de glace, tout cela fait en sorte que nous sommes vraiment en fin de saison. Avec la belle température qui va se poursuivre au cours des prochains jours, ce sera vraiment le coup de grâce pour tous les sentiers du Québec. »

Avec tous ces éléments réunis, les clubs n’ont pas d’autres choix que de fermer les sentiers.

« Au moment du dégel, le terrain présente des conditions plutôt précaires, ce qui fait que les bénévoles n’ont pas le choix de cesser leurs opérations. Donc, si les amateurs voient qu’un sentier est fermé, c’est pour tout le monde. Il y a toujours certaines personnes qui croient que ce n’est pas pour eux et qui posent des gestes dommageables. Les dégâts faits au terrain d’un propriétaire foncier ou d’un agriculteur vont certainement refaire surface lors de la négociation des droits de passage pour la prochaine saison. Il se peut fort bien que ces gens décident de les couper tout simplement. Cela va entraîner des conséquences directes pour les bénévoles des clubs. Ils vont devoir déplacer un sentier si c’est possible et vivre avec ces conséquences pour l’avenir. Je ne crois pas qu’ils méritent cela, eux qui n’ont qu’une idée en tête, offrir un réseau de sentiers en excellent état et très sécuritaire. »

CONDITIONS CHANGEANTES

Conscient que l’hiver n’a pas été idéal autant au niveau de la température qu’avec la situation de la COVID, M. Garneau demande aux motoneigistes de comprendre la situation.

« Je peux concevoir que c’est difficile à accepter pour certains qui auraient voulu profiter plus longtemps de leur saison, surtout les nouveaux adeptes, mais c’est la réalité avec laquelle nous devons vivre. Il faut se rappeler que dans le peu de sentiers qu’il reste, s’il en reste au moment où votre chronique paraîtra, les conditions peuvent changer très rapidement. Ici, à Montréal, nous venons de vivre un 15 degrés. On s’entend pour dire qu’il n’y a plus de sentiers. Les gens peuvent avoir circulé sur un cours d’eau hier qui est impraticable aujourd’hui. C’est plate à dire, mais il faut maintenant faire preuve de patience en attendant l’hiver prochain, en espérant qu’il sera plus normal. Nous pourrons alors pratiquer notre loisir comme nous avons l’habitude de le faire. »

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Même dans des coins où l’hiver se prolonge plus longtemps, tout est fini.

« C’est véritablement une fermeture hâtive. Dans les régions plus au nord, comme la Gaspésie, Chapais, Chibougamau ou encore en Abitibi, il n’est pas rare que l’on puisse y faire de la motoneige jusqu’à la mi-avril en temps normal. Cette saison, impossible. Tout se ferme très rapidement. Oui, dans certains coins en haute altitude, il se peut qu’il y ait encore des possibilités minimes, mais le soleil est tellement puissant à ce temps-ci de l’année que tout peut basculer dans le temps de le dire. »

UNE HAUSSE DE L’ACHALANDAGE

La hausse prévue de l’achalandage dans les sentiers en rapport avec les ventes record de motoneiges est devenue réalité.

« Il est certain que les gens ont pris d’assaut les sentiers à plusieurs endroits, parce qu’ils voulaient profiter de leur investissement, mais aussi s’éloigner de tout ce qui se passe avec la COVID. 

Après tout, une journée de motoneige peut faire beaucoup de bien. Nous avons noté une légère hausse du nombre de droits d’accès vendus, malgré l’absence de près de 20 000 motoneigistes étrangers, qui n’étaient pas chez nous en raison de la pandémie. C’est donc dire que comme nous avons eu une hausse, ce sont les Québécois qui ont compensé l’absence de ces motoneigistes étrangers. 

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Même au niveau de l’immatriculation des motoneiges, il y a eu une augmentation importante. »

Maintenant, c’est l’heure du remisage de sa motoneige.

« Il faut voir à un bon entreposage afin que la motoneige soit prête pour l’hiver prochain. Ça peut faire la différence entre un excellent début de saison et des problèmes. »

Avant de terminer son entrevue, M. Garneau avait ce message. « Je voudrais dire un gros merci à tous les bénévoles qui ont encore une fois relevé le défi d’offrir des sentiers en excellente condition, même si les circonstances n’étaient pas faciles. Aussi, je remercie les milliers de propriétaires terriens qui nous accordent des droits de passage. »





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