Motoneige-Quad Une tempête qui permet de lancer la saison partout au Québec
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Une tempête qui permet de lancer la saison partout au Québec

De la neige et du froid: une combinaison parfaite!

« Comme la météo avait changé radicalement avec des périodes de chaleur et de pluie, plusieurs clubs ont dû recommencer à zéro. Les travaux qu’ils avaient pu faire n’étaient plus visibles », explique Denis Lavoie.
Julien Cabana

La tempête que nous venons de vivre, combinée au froid qui s’installe pour quelques jours, voilà les deux éléments dont les clubs avaient besoin pour mettre en place les sentiers et débuter officiellement la saison.

« À l’exception de quelques clubs, qui avaient réussi à ouvrir des parties de sentiers dans des conditions difficiles, la saison de motoneige ne pouvait pas débuter parce que les conditions nécessaires n’étaient pas là, explique le spécialiste de Motoneiges.ca, Denis Lavoie. Avec la tempête de la fin de semaine dernière, voilà qu’on se retrouve avec des 20 et même 30 centimètres à certains endroits. Là, les clubs vont pouvoir travailler à bâtir les sentiers pour offrir le meilleur aux amateurs. »

Auparavant, il n’y avait qu’un léger fond de neige. « Ces quantités minimes ne pouvaient pas permettre aux clubs, dans la majorité des cas, d’ouvrir ou d’entretenir des sentiers. Avec cette neige-là, on peut déjà voir sur la carte de la Fédération que les surfaceuses sont à l’ouvrage à plusieurs endroits. La tempête s’est terminée dimanche soir et déjà, lundi matin à 6 h, on voyait que plusieurs clubs avaient amorcé les travaux de préparation. J’aimerais que les motoneigistes comprennent bien toutefois que même si on peut voir qu’un surfaceur est passé dans un sentier, ce dernier n’est pas nécessairement ouvert. On ne peut nécessairement y circuler. Il est préférable de toujours se fier aux conditions de sentiers sur la carte de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec ou encore sur les pages Facebook ou les sites web des clubs. Sur Motoneiges.ca, nous avons aussi un tableau que nous mettons à jour régulièrement pour indiquer les conditions de sentiers. Il faut que les amateurs comprennent bien la différence entre les délais de surfaçages et les conditions de sentiers. »

DONNER LE TEMPS AUX BÉNÉVOLES

Certains clubs avaient peut-être pu démarrer leurs opérations alors que d’autres ne pouvaient rien faire.

« Tous les clubs n’étaient pas rendus au même point pour la préparation de leurs sentiers. Certains clubs avaient déjà réussi à bâtir un bon fond de sentier avant la tempête, mais, comme la météo avait changé radicalement avec des périodes de chaleur et de pluie, plusieurs clubs ont dû recommencer à zéro. Les travaux qu’ils avaient pu faire n’étaient plus visibles. »

Zec BSL hiver 2021

Donc, avant que la machine soit à niveau, il faut un peu de temps.

« Pour les clubs qui avaient commencé à ouvrir leurs sentiers, dans des conditions pas faciles, la tempête a permis d’avoir la neige nécessaire pour monter le niveau d’excellence des sentiers. Dans ces cas, les conditions peuvent être meilleures, mais pour le reste, il ne faut pas oublier qu’en début de saison, les surfaceurs passent dans les sentiers, mais la neige n’est pas encore tapée adéquatement pour durcir le sentier. Il faut donc que les motoneigistes acceptent que les bénévoles ont besoin de temps pour leur offrir un réseau dans des conditions maximales. »

En début de saison, il faut toujours vous rappeler que même si les bords du sentier sont plus mous, vous devez garder votre droite en tout temps.

« Souvent, les gens vont être portés à se tenir au centre du sentier qui sera plus dur, une attitude qu’il ne faut jamais adopter. Il faut garder sa droite en tout temps, explique l’expert. J’invite les amateurs à se rappeler que nous avons des conditions de début de saison. Cela signifie qu’à certains endroits, il peut y avoir une souche ou une roche qui vont apparaître après plusieurs passages de motoneiges. Heureusement, le froid qui est en place va empêcher que les conditions ne se détériorent rapidement. »

FUYEZ LES COURS D’EAU ET LES LACS

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Malheureusement, déjà deux personnes se sont noyées en circulant sur des surfaces qu’ils croyaient suffisamment gelées.

« Il faut absolument que les gens se tiennent loin des lacs et des cours d’eau, à moins qu’un club ait ouvert son sentier, explique monsieur Lavoie. Donc, rivières, lacs, à faire très attention, je dirais même à fuir. Nous avons eu beaucoup de températures très douces. Souvent, les gens vont dire : “Je passe là depuis des années et il n’y a jamais eu de problèmes.” Cette façon de penser, même si je ne l’approuve pas, peut toujours passer avec un hiver normal, mais surtout pas cette année. Souvent, ils vont mentionner qu’en janvier, ils n’ont jamais eu de problèmes à circuler sur un cours d’eau, mais cela ne s’applique surtout pas cette année. Nous vivons un début d’hiver assez exceptionnel. Par exemple, au Bas-Saint-Laurent, le mercure gravitait autour des moins un ou même plus un ou plus deux. Alors, dans ces conditions, la glace ne peut se former. En dehors des sentiers balisés, la circulation sur la glace signifie danger. »

Avant de terminer son entrevue, l’expert a tenu à rappeler aux motoneigistes qu’en début de saison, il faut prendre le temps de retrouver nos réflexes. Ça vient avec le temps. Aussi, comme il y aura de nombreux novices dans les sentiers, il invite les motoneigistes à la plus grande prudence. Il demande aussi aux plus expérimentés de penser à aider les débutants qui ne sont pas au fait de ce qui se passe dans le monde de la motoneige aujourd’hui. Il ne faut pas hésiter à les faire bénéficier de notre expérience à tous les niveaux.





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