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Les Portes ouvertes repoussées aux 27 et 28 février

En raison de la situation actuelle que nous traversons avec la pandémie de COVID-19, la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec a décidé de repousser la fin de semaine des Portes ouvertes aux 27 et 28 février.

« Avec toutes les contraintes et l’encadrement que nous vivons en raison de la gestion de la pandémie de la COVID, la Fédération a pris la décision de déplacer la fin de semaine des Portes ouvertes sur les sentiers, qui devait avoir lieu les 16 et 17 janvier, aux 27 et 28 février prochains, d’expliquer Michel Garneau, de la Fédération. Nous allons communiquer sous peu avec les gens pour leur expliquer que leur droit d’accès gratuit qu’ils ont réclamé pour l’événement sera valide pour cette nouvelle date. Notre site web sera mis à niveau et une importante campagne publicitaire va se faire pour indiquer le changement aux amateurs. »

En tant que seul organisme reconnu par le gouvernement pour représenter les motoneigistes au Québec, la Fédération se devait de prendre cette décision responsable.

« Nous devions prendre cette décision dans le respect des consignes du gouvernement qui demande aux gens de pratiquer les activités extérieures de façon individuelle. À la base, notre activité est conçue pour attirer des nouveaux adeptes. Pour initier un nouvel adepte, on mise beaucoup sur l’encadrement et le parrainage, ce qui ne peut absolument pas se faire dans le contexte de la distanciation sociale. Nous avons donc choisi de déplacer l’événement, en souhaitant que les conditions seront plus propices à sa tenue. »

Il est vrai que pour bien conduire une motoneige, il faut connaître le fonctionnement de toutes les commandes, savoir comment son engin va réagir dans telle ou telle situation, autant d’éléments qui doivent être très bien expliqués. Impossible de le faire à deux mètres.

Les délinquants sur les terres privées

Un autre dossier qu’il faut mettre de l’avant par les temps qui courent, c’est celui des délinquants qui se permettent de circuler sur des terrains privés sans permission.

« Nous entendons parler d’individus qui circulent sur des terres privées alors que les sentiers ne sont pas ouverts. En plus, ils circulent là où il n’y a pas de sentiers, d’expliquer l’expert. Nous sommes parfaitement conscients que les gens ont hâte de circuler avec leurs motoneiges. Il faut toujours se rappeler toutefois qu’il ne faut jamais circuler hors des sentiers sur des terres privées. Les droits de passage nous sont généreusement accordés. Les propriétaires fonciers qui nous laissent passer sur leurs terres savent qu’ils peuvent subir une perte de production sur les corridors empruntés par les sentiers. Dans la majorité des cas, ce sont eux-mêmes des motoneigistes. Ils comprennent très bien l’importance économique de la motoneige dans leur région. Mais cela ne signifie pas qu’ils donnent carte blanche pour que les motoneigistes circulent n’importe où sur leurs terres. »

L’attitude de ces délinquants peut mettre en danger la survie de ce loisir unique, dans plusieurs coins du Québec. Dernièrement, un producteur s’est plaint que des motoneigistes avaient circulé dans ses champs et qu’ils avaient détruit une grande partie de ses plants de fraises. Il manquait de neige au sol. Ils étaient en dehors du sentier.

Se responsabiliser comme motoneigiste

Pour ce vieux routier du monde de la motoneige, si les amateurs veulent que le réseau demeure le même, ils doivent se prendre en main et signifier aux délinquants le problème de leur comportement.

« Ils mettent en danger la pérennité de notre réseau. La journée où des propriétaires fonciers, qui subissent trop de dommages en raison de ces délinquants, vont se choquer et dire c’est fini, l’existence même de plusieurs sentiers sera en péril. Je ne crois pas qu’aucun propriétaire de terrain privé accepterait qu’une ou des personnes circulent sur son terrain et agissent comme bon leur semble. Il faut absolument que la communauté motoneigiste se prenne en main. La majorité d’entre nous, nous connaissons des gens qui agissent ainsi. Je crois que c’est notre rôle de leur passer le message que leurs gestes ne sont pas sans conséquences. »

Tout est une question de vouloir protéger l’intégrité du réseau de sentiers et l’accès à la pratique de l’activité.

« Si on veut s’assurer de conserver notre réseau dans son intégrité et empêcher que la pratique de la motoneige ne se fasse qu’en régions éloignées, il faut agir. Le respect de droits de passage va aussi loin que ça. Il ne faut pas attendre que la situation soit irrécupérable. »

Pour les amateurs de hors-piste, l’expert mentionne qu’il y a des secteurs où la pratique de cette activité est permise. Ils les invitent à s’y rendre et à s’amuser comme ils le désirent.

« Pour résoudre ce problème, il ne faut pas compter uniquement sur la Fédération ou les bénévoles des clubs. Il est temps que tous les motoneigistes nous aident à régler ce problème. »

Surveillez les infos

Présentement, il n’y a pas de neige attendue en quantité suffisante pour permettre l’ouverture des sentiers en général. Par contre, certains endroits peuvent offrir des portions de sentiers, qui ne présentent pas des conditions optimales.

Alors, avant que la situation ne se régularise, et avant de penser à faire une randonnée, vous êtes invités à utiliser des outils comme iMotoneige ou encore la carte des conditions de sentiers, sur le site de la Fédération à l’adresse : www.fcmq.qc.ca

Auteur : Julien Cabana

Catégorie : Motoneige-Quad

Publié le : 2021-01-13 14:02:57