Motoneige-Quad Relais: ouverts ou fermés cet hiver?
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Relais: ouverts ou fermés cet hiver?

Plusieurs propriétaires mécontents de l'annonce de Québec

Il est à prévoir que plusieurs motoneigistes vont demeurer dans leur région cet hiver, pratiquant l’activité sur un plan local au lieu de faire de grandes randonnées.
Julien Cabana

Depuis l’annonce de l’ouverture des relais de motoneige cet hiver par la ministre du Tourisme Caroline Proulx, on a vu de nombreux reportages de propriétaires de relais qui se disaient mécontents de cette annonce. 

Histoire de faire le point sur la situation, nous en avons discuté avec le directeur général de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ), Stéphane Desroches.

« Je crois qu’il faut faire la différence entre un relais et un refuge. Plusieurs de nos clubs à la grandeur du Québec ont des refuges. Il s’agit d’endroits pour se réchauffer au cas où. Par exemple, entre Lebel-sur-Quevillon et Val-d’Or, le club local a aménagé un refuge avec chauffage d’appoint, parfait pour les motoneigistes qui font ce type de grandes randonnées. On parle ici d’une distance de 200 kilomètres. Ils peuvent donc arrêter et se réchauffer. Naturellement, en raison de la COVID-19, ils vont mettre en place les mesures demandées par la Santé publique. Une affiche à l’extérieur va bien indiquer aux gens que le club n’est pas responsable et qu’il ne tient qu’aux motoneigistes d’avoir leur masque en tout temps, de respecter la distanciation sociale de deux mètres et plus. »

Pour ce qui est des relais, la situation est telle que la décision appartient beaucoup plus aux opérateurs qu’aux clubs.

« Plusieurs de nos clubs ont des relais. Dans la majorité des cas, ce sont des entrepreneurs privés qui les opèrent. En zone rouge, selon les normes, il est interdit de servir des repas ou de l’alcool à moins que cela se fasse avec un système de prêt à emporter [take out]. Il faut que les gens se renseignent et suivent les normes en tout temps. Ces entrepreneurs doivent prendre leur décision s’ils demeurent ouverts ou non pour permettre aux gens de se réchauffer par exemple. Il va sans dire que ceux qui offrent des services essentiels comme la vente d’essence, ils peuvent rester ouverts. Pour les pourvoiries par exemple, elles peuvent continuer à faire de la vente d’essence et offrir aux motoneigistes un endroit pour se réchauffer dans le respect des normes. »

Il faut mentionner ici que dans bien des régions, des pourvoiries sont les seuls points de service en pleine forêt. Toutefois, rappelez-vous bien qu’en zone rouge, il n’y a pas de différence entre le restaurant situé en ville et le relais de motoneige qui offre des repas.

LE RÔLE DE LA FCMQ

Fondation de la faune

Il est certain que le directeur général aimerait bien donner toutes les informations sur le sujet, sauf qu’il avoue lui-même que tout change rapidement. Il rappelle aussi que son organisation n’a pas de mainmise sur le dossier des relais.

« Notre rôle à la Fédération, c’est l’encadrement de nos clubs, les politiques à mettre en place et plus. Nous ne gérons aucun relais. Également, ce ne sont pas tous les clubs qui ont des relais. Dans la majorité des cas, comme je l’ai mentionné, les relais que l’on retrouve sur les territoires des clubs appartiennent à des entrepreneurs privés. Donc, ce dossier ne fait pas partie du mandat de la Fédération. Je suis sensible à la situation. Je comprends les gens. Je suis le premier à dire que j’ai hâte que l’on revienne à une situation normale. On nous a écrit, demandé d’intervenir auprès de la Santé publique. Nous avons des discussions avec tous les paliers gouvernementaux qui touchent au monde de la motoneige. Dans la situation actuelle, comme tous les Québécois(es), nous sommes soumis aux normes édictées par la Santé publique. Il faut espérer que tout rentre dans l’ordre rapidement. »

En entendant ces normes, plusieurs intervenants sont partis en guerre, en quelque sorte, pour dénoncer les décisions gouvernementales. 

NE PAS PANIQUER

Ils ont toutefois oublié que les choses peuvent changer très rapidement, si la situation évolue du bon côté des choses. Tout d’abord, au moment d’écrire ces lignes, à l’exception de quelques endroits comme les monts Valin, ou l’Abitibi, la saison est loin d’être sur le point d’ouvrir. La météo des prochains jours nous démontre aussi que le froid nécessaire et la neige en bonne quantité ne sont pas encore à nos portes.

« Tu as parfaitement raison, de rétorquer M. Desroches. Aussi, je voudrais ajouter que si dans certains secteurs il y a des exceptions pour ouvrir la saison plus tôt, dans la majorité des cas, les clubs commencent à ouvrir leurs sentiers durant le période des Fêtes. Par la suite, la plus belle période pour faire de la motoneige débute en janvier. Si les choses vont bien, il se pourrait que certaines zones retournent en orange. »

Fédération clubs motoneigistes

Si jamais la saison débutait dans les prochaines semaines, des régions pourraient opérer.

« Cette saison, c’est aux motoneigistes de bien s’informer avant de faire une randonnée. Nous allons fournir le maximum d’informations pour les aider. Mais, comme on l’a déjà mentionné, étant donné qu’il n’y aura pas de touristes européens ni américains dans les sentiers, la motoneige va se pratiquer sur un plan local. Il ne faut pas oublier que des régions comme la Gaspésie, l’Abitibi, le Bas-Saint-Laurent pourraient opérer présentement et offrir des services. »

Donc, avant de définir de façon certaine le portrait de la prochaine saison, il faut laisser le temps suivre son cours et espérer que les choses vont se replacer.





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