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Conduire un quad l’hiver en toute sécurité

Discussion avec la moniteur Pierre Tremblay

La conduite du quad en hiver peut être très agréable. Il y a toutefois quelques petits trucs pour l’adapter aux conditions des sentiers. (Photo courtoisie)
Julien Cabana

En hiver, les conditions de conduite d’un quad sont complètement différentes pour bien des raisons. Il faut donc appliquer certains principes de base pour se faciliter la tâche.

Pour avoir une idée de comment s’y prendre pour bien se débrouiller et tirer le maximum de ses randonnées, j’en ai discuté avec un expert dans le domaine, moniteur à la Fédération québécoise des clubs quad, monsieur Pierre Tremblay.

« En hiver, le point principal dont il faut tenir compte, c’est qu’il y a beaucoup moins d’adhérence, donc le véhicule sera porté à glisser plus facilement, d’expliquer l’expert. Un autre élément très important, c’est de faire attention à l’hypothermie. Je recommande d’avoir plusieurs couches de vêtements. Souvent, c’est plus froid le matin et ça va en se réchauffant durant la journée. Alors, au milieu de la journée, lorsque c’est plus chaud, je conseille d’enlever des couches de vêtements pour ne pas être humides lorsque la température va baisser en fin de journée. »

En ce qui a trait à la conduite comme telle, le spécialiste avait de nombreux conseils à donner.

« La première chose, c’est de porter les équipements de protection obligatoires, à savoir le casque avec visière, un protecteur pour les mains sur les poignées du véhicule et de bonnes chaussures qui protègent bien les chevilles. »

Pour la traction des pneus, il faut jouer avec la pression d’air dans ceux-ci.

« Au niveau des pneus, étant donné que l’on veut une meilleure adhérence à la surface de roulement, il est plus utile de suivre la recommandation du fabricant du véhicule pour la pression et non pas celle du fabricant de pneus. Un pneu qui sera plus mou aura une bien meilleure adhérence qu’un pneu trop dur. »

LES BAGAGES ET PASSAGERS

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Très souvent, lorsque l’on circule en sentiers, on transporte du bagage et un passager. À ce niveau-là aussi, il y a des petits trucs à faire pour éviter les problèmes.

« Si j’ai du bagage à transporter sur mon quad, je vais placer le plus pesant à l’avant, surtout si j’ai un passager à l’arrière. Cela va permettre de mieux balancer le poids sur le quad. Si j’ai une pente abrupte à monter l’hiver, je dois m’assurer que le quad qui me précède sera bien rendu dans le haut de la pente avant de me lancer, surtout si la pente est glissante. Aussi, en montant la côte, je vais incliner mon poids vers l’avant et m’assurer d’avoir assez d’élan pour me rendre dans le haut de la pente, sans avoir à changer de vitesse à bas régime si j’ai un véhicule qui est semi-automatique. »

L’ajustement de la suspension arrière du véhicule est aussi nécessaire avec un passager.

« Si je transporte un passager sur mon VTT, ce que je recommande en premier, c’est d’ajuster la suspension arrière pour qu’elle soit plus rigide. Souvent avec l’ajout d’un siège sur un quad à une place, le poids du passager est derrière l’axe des roues. En raidissant la suspension, on va obtenir une conduite plus facile, surtout lors des changements de direction. Aussi, ce sera moins dangereux que les roues avant se soulèvent et que l’on perde de la traction. »

SPORT ET CÔTE À CÔTE

Pour le transport du VTT, sur une remorque ou dans une camionnette afin de vous rendre à votre point de départ, le spécialiste avait les conseils suivants.

« Il est recommandé d’avoir quatre points d’ancrage pour sécuriser le véhicule. Aussi, lorsque l’utilisateur veut descendre son VTT, il doit s’assurer que les rampes sont bien attachées. Il y a beaucoup d’accidents qui arrivent à ce moment précis. Si une rampe glisse, le VTT tombe à côté et peut même se retourner sur nous. Alors, il faut absolument s’assurer que tout est bien fixé solidement. Aussi, il faut porter l’équipement de protection lors de l’embarquement et du débarquement du véhicule. »

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Au fil du temps, les côtes à côtes sont devenus de plus en plus populaires si bien qu’on en retrouve beaucoup dans les sentiers.

« Le côte à côte donne trop souvent un faux sentiment de sécurité, d’expliquer monsieur Tremblay. Si j’avais une définition à lui accoler, je dirais que c’est un véhicule qui se conduit comme une voiture, mais qui se comporte comme un VTT. Il faut toujours porter l’équipement de protection. La ceinture de sécurité doit être bouclée parce que si par malheur il y avait un renversement sur le côté, je veux demeurer à l’intérieur de la cage de protection du véhicule. Aussi, les portières et les filets de protection ne sont pas là pour le look. Ils sont très utiles parce qu’encore une fois, s’il y a un renversement, toutes les parties du corps vont demeurer à l’intérieur. »

Pour réussir à faire les plus belles randonnées qui soient avec ce type de véhicule, il y a un petit secret.

« Pour éviter le patinage ou la perte de traction, on devrait toujours rouler avec le sélecteur de transmission à haute vitesse (H) et non pas sur la basse vitesse (L). Il faut comprendre que sur cette position, nous avons beaucoup de puissance, mais pas de vitesse. Cela aura pour effet de faire du surplace et creuser au lieu d’avancer. »

Il y a un autre élément très important à prendre en compte au niveau de la conduite. 

« Comme ces véhicules sont munis d’un volant comme une voiture, on recommande de ne pas mettre les pouces à l’intérieur du volant parce qu’avec un coup sec, il peut virer et on peut se faire casser les pouces. Il faut bien comprendre que sous la neige, il peut y avoir un obstacle caché et que si nous le frappons, les conséquences peuvent être graves. »





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