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Quand les Portes-de-l’Enfer ouvrent le paradis

Une autre aventure de Julien Cabana dans la réserve faunique des Laurentides

Michel Busch pose fièrement avec ces deux magnifiques truites mouchetées indigènes, dans les eaux du lac Français, en compagnie du guide expert Dave Caron. (Photo Julien Cabana)
Julien Cabana

Capturer des truites mouchetées indigènes de près de trois livres, à une heure et quart à peine de Québec, c’est tout de même exceptionnel de nos jours.

C’est ce que j’ai vécu avec mon groupe, lors de notre passage sur le territoire des Portes-de-l’Enfer, dans la réserve faunique des Laurentides.

Depuis de nombreuses années, je fréquente ce territoire. Il m’arrivait parfois de capturer une truite d’une livre et demie ou même de deux livres exceptionnellement. J’ai eu une belle surprise à ma dernière aventure là-bas.

« Tu sais, il y a toujours de très belles truites sur le territoire des Portes-de-l’Enfer », me mentionnait le directeur de la réserve, Sylvain Boucher, avant mon départ.

« Il faut se donner un peu de misère si on veut en récolter. J’ai demandé au gérant de t’offrir une aventure dont tu vas te souvenir. »

Dès notre arrivée sur les lieux, le gérant Patrick Verreault me mentionne qu’il nous envoie dans le secteur des lacs Français et Petit.

C’est la première fois que j’entendais ces noms. Un de mes compagnons, René Baillargeon, me disait être allé pêcher dans le lac Petit il y a très longtemps, en me précisant qu’il avait fait toute une pêche.

Il m’explique aussi qu’il fallait faire des portages, traverser des lacs avant d’arriver sur le lac, une petite balade de près de trois heures.

Je dois vous avouer qu’avec la chaleur et les mouches, je n’étais pas très chaud à l’idée. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque le gérant me mentionne qu’en raison des coupes forestières, des routes pouvaient nous mener à un petit sentier d’à peine cinq minutes pour atteindre le lac Français.

Même chose pour le Petit, accessible par la même route avec son sentier de dix minutes.

UNE AVENTURE MÉMORABLE

Sépaq juillet 2019

Après un excellent souper de la nouvelle cuisine du chef Donavan Ouellet et une bonne nuit de sommeil, c’est le départ de la grande aventure avec le guide Dave Caron.

Il faut dire ici que pour aller à ces deux lacs, la présence d’un guide est obligatoire. À la question « pourquoi », on nous répond que c’est qu’on veut conserver la qualité de pêche de ces deux lacs..

Après une heure et demie de route sans qu’aucune indication ne mentionne que nous sommes sur la bonne voie, sauf le guide qui a un GPS dans le nez, nous arrivons sur une route où on aperçoit une petite pancarte bien discrète, qui nous indique le lac Français. Un peu plus loin, le lac Petit est là, mais sans indication.

Rapidement, nous montons les lignes à travers les milliers de mouches qui veulent un repas gratuit. Le groupe se divise. Je me retrouve sur le lac Français.

Dès notre arrivée au bord du lac, j’aperçois un immense rond en surface, le signe qu’une belle truite est à la chasse. Quelques secondes plus tard, je distingue clairement la nageoire dorsale d’une grosse truite en surface. L’adrénaline est au maximum.

Le guide nous dirige vers ce secteur. Après de vaines tentatives, il décide d’y aller avec sa méthode habituelle, qui consiste à pêcher à la traîne en plein milieu du lac, avec des leurres assez lourds.

Au premier passage, je ferre une belle truite, et quelques secondes plus tard, Michel livre lui aussi un combat. Après avoir récupéré la mienne, qui dépasse les deux livres, le guide enfile dans le filet celle de Michel qui touche les trois livres.

En quelques secondes, notre pêche est faite puisque le quota pour le lac en termes de livres de truite est de cinq. Je n’en crois pas mes yeux. Quelle sensation ! Le directeur ne m’avait pas conté d’histoires.

LA RONDE CONTINUE

Aussitôt que nous en avons terminé avec les photos souvenirs, nous cédons notre place à deux autres pêcheurs du groupe, qui connaissent autant de succès. Rapidement, les six pêcheurs du groupe ont passé un peu de temps sur ce lac magique qui nous a donné à tous de très belles prises.

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Vraiment, les Portes-de-l’Enfer avaient plus l’allure du paradis avec ces magnifiques mouchetées qui nous avaient livré tout un combat.

Je pêchais avec une Lake Clear Deep de couleur orange et argent alors que Michel utilisait lui aussi une Lake Clear Deep, mais de couleur verte et argent.

La truite s’élançait de façon féroce sur ces deux cuillères. À l’arrière, nous avions des bas de ligne de 18 pouces avec une bonne quantité de vers de terre.

Tous les pêcheurs qui fréquentent les Portes-de-l’Enfer peuvent espérer vivre la même aventure que nous. Ce n’est pas un lac pour journalistes seulement. La seule condition à respecter, c’est d’avoir obligatoirement un guide avec vous.

Pour tout savoir sur les disponibilités d’ici à la fin de la saison et pour l’an prochain, vous pouvez rejoindre les gens de la réserve des Laurentides au (418) 528-6868, poste 239. Charles Bergeron saura répondre à toutes vos questions.

L'ORIGINE DU NOM

Dans la réserve faunique des Laurentides, la vallée des Portes-de-l’Enfer est celle où coule la rivière Pikauba. Elle est bordée de montagnes dont certains sommets atteignent plus de 1000 m d’altitude. En 1865, une voie de colonisation, praticable uniquement en hiver, s’ouvre vers le lac Saint-Jean.

C’est de la topographie des lieux, combinée au climat rigoureux de l’hiver, que naîtra le nom Portes-de-l’Enfer. Les voyageurs devaient y affronter la neige, la glace, et le vent, des conditions d’enfer.

Reproduction autorisée par Julien Cabana de sa chronique parue le mercredi 31 juillet 2019 dans le Journal de Québec.





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