Chasse D’officier de police à guide de chasse
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D’officier de police à guide de chasse

De Sherbrooke à Anticosti

Guide de chasse pour SÉPAQ-Anticosti depuis 2021, Yves Rancourt, à gauche, retire une très grande satisfaction lorsque son chasseur, ici André Morin, récolte un cerf Menier. (Photo courtoisie André Morin)
Ernie Wells

Policier de carrière, Yves Rancout a pu enfin réaliser son rêve, en devenant guide de chasse après une carrière de 32 ans au Service de police de la Ville de Sherbrooke.

Et il n’a pas perdu de temps. Presque du jour au lendemain, deux jours entre son travail de lieutenant de police, membre du Groupe tactique d’Intervention (GTI) et responsable de recherche du territoire, il quittait le continent vers l’Île d’Henri Menier, direction Est, dans le nouveau territoire de Chaloupe, récemment acquis de SÉPAQ-ANTICOSTI. C’était au début du mois de septembre 2021.

« J’ai fini mon dernier chiffre comme policier le 24 août 2021, et le 26 août, j’étais sur l’Île. J’ai immédiatement plongé dans l’aventure. Je réalisais un rêve de longue date, attribuable sans doute à ma passion pour la nature, la chasse, la pêche et le trappage. Mais de passer de chasseur, à guide de chasse, j’avais un grand pas à franchir. J’étais dans un monde qui m’était inconnu », reconnaît le solide gaillard de six pieds et trois pouces, 235 livres.

Pas de surprises autour de lui !

Connu de ses proches comme un grand amateurs d’activités de plein air, personne de son entourage; ex-collègues, amis et famille, n’a été surpris qu’il passe d’officier de police en milieu urbain, à guide de chasse en sauvagerie québécoise. Une réorientation de carrière plutôt atypique, mais combien satisfaisante pour le premier concerné.

Yves Rancourt tombait quand même, un peu, en pays de connaissance. Huit ans plus tôt, en 2013, il avait séjourné dans le territoire du Camp Box de Safari-ANTICOSTI. Yves Rancourt n’était pas perdu, mais nerveux de chausser des bottes de guide de chasse.

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« Chasser pour toi, c’est une chose, mais guider à tous les jours et tenter de faire récolter des cerfs à d’autres chasseurs, sans trop connaître le territoire en commençant, c’était là ma principale crainte. Pas celle de chasser le cerf, mais l’apprentissage du territoire de chasse », dit-il.

Yves a pu mettre à profit ses connaissances en recherche du territoire, par ses notions en cartographie et sa maîtrise du GPS (Global positionning system), ou système de localisation par satellite. Mais au lieu de rechercher des individus, il dépistait des cerfs.

Après une saison de chasse que Safari-ANTICOSTI avait annulé en 2020 en raison de la Covid, celle de 2021 annonçait une récolte prometteuse pour le nouveau guide. « À ma grande surprise, à ma première semaine de reconnaissance du territoire, c’était incroyable le nombre de cerfs qu’on voyait après une seule année sans chasse », avait-il observé.

De facile à difficile

Une saison 2021 fructueuse, qui n’a rien à voir avec la suivante, 2022, où la chasse a été plus difficile, surtout en raison des chaudes températures de début novembre. Et d’un hiver beaucoup trop hâtif, voire exceptionnel, avec de fortes précipitations de neige le 12 novembre, devançant la migration des cerfs vers le Sud de deux à trois semaines.

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« On a perdu l’accès à beaucoup de territoire de chasse, et ça limité nos déplacements. Avec trois pieds de neige (92 cm), on a dû recommander à nos clients d’apporter des raquettes. Mais la chasse était bonne. Lors des grosses journées de la migration, le chasseur voyait de 30 à 40 cerfs par jour sur des passes. J’ai pu faire récolter de beaux « masters bucks ».

Après deux saisons consécutives de chasse, Yves Rancourt connaît beaucoup plus son territoire de chasse et la satisfaction qu’il en retire en est d’autant plus grande. « Je suis plus indépendant de mes autres collègues et donc plus apte à faire mes propres plans de chasse. Je connais mes secteurs productifs, je sais où aller chasser, selon la température et les conditions du jour. J’ai mes propres « spots » que je développe ».

À la suite de deux saisons comme guide de chasse sur l’île d’Anticosti, Yves Rancourt sera-t-il fidèle à l’adage bien connu : « Jamais deux sans trois » ? Retournera-t-il guider dans le secteur Chaloupe, de SÉPAQ-Anticosti en 2023 ? « Ouiiii… » lance-t-il sans hésiter. « J’ai dit à mes patrons que je serais de retour », tranche l’ex-officier de police, qui continue de rêver, mais les yeux bien ouverts!

Pour entendre cette entrevue, cliquez sur le lien ci-dessus. Sur la photo du bas, Yves Rancourt. Il affirme vivre un rêve dans cette nouvelle carrière. (Photo courtoisie André Morin)





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