Chasse Charles Dorris et son désir avoué de marcher un terrain de chasse
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Charles Dorris et son désir avoué de marcher un terrain de chasse

« J'ai plus hâte d’aller prospecter que de chasser proprement dit »

Charles-Henri Dorris adore prospecter un terrain de chasse. « Je suis un grand passionné de marche en nature, où je découvre divers signes reliés au monde animal. Et il n’y pas de limites de prises de panaches ». (Photo Charles-Henri Dorris)
Ernie Wells

« Ma saison de chasse préférée s’en vient, celle de la prospection », lance d’emblée le chroniqueur, auteur, guide de chasse et formateur, Charles-Henri Dorris, en entrevue cette semaine « Rendez-Vous Nature ».

Pour le spécialiste de la grande faune, une de ses plus belles périodes de l’année, c’est lorsqu’au sortir de l’hiver, la neige a fondu et il sent le désir irrésistible d’aller « marcher » un terrain de chasse.

« Je chasse depuis 33 ans et la hâte d’aller sur le terrain au printemps ne fait qu’augmenter en vieillissant. J’ai remarqué qu’avec l’âge, j’ai plus hâte au printemps qu’à l’automne. En fait j’ai plus hâte d’aller prospecter que de chasser proprement dit », avoue Charles-H. Doris.

Selon lui, c’est une des raisons qui explique pourquoi il est un bon pédagogue et un bon analyste. « Je pratique la chasse aux panaches à chaque année au printemps, à la recherche des bois des grands cervidés, orignal et cerf. Cette quête me motive à continuer et par le fait même, me transporte toujours plus loin sous les couverts. En me rendant plus loin, souvent ou personne ne se rend, ça me permet d’observer des choses que je n’aurais pu observer autrement ».

Sépaq mai 2022 5

Le rêve est toujours là!

Chez Charles-H Dorris, plusieurs éléments favorisent cette grande passion pour la prospection.

« Tout d’abord, il n’y pas de limites de prises, ni aucune limite de temps. On ne récolte pas de gibier, donc aucune pression de conservation ou de gestion de nos envies à gérer. Le rêve est toujours présent en prospection, car l’activité finale n’est même pas débutée. Les coûts pour pratiquer la prospection sont minimes. En prospectant je me dis continuellement qu’il reste du temps pour confirmer ou infirmer mes observations et analyses. En période de chasse, parfois les réponses à mes hypothèses arrivent et elles peuvent parfois me décevoir ou me surprendre. En situation de chasse, la pression de réussite est souvent très forte. Je ne ressens pas cette pression en prospection, où tu es plus libre de tes gestes et de tes mouvements. Tu n’as pas à te soucier des bruits que tu peux faire et si tu as bon vent ou non », dit-il.

Zec Québec septembre 2021

Pour écouter ou réécouter cette entrevue avec Charles-Henri Dorris, on clique sur le lien ci-dessus





Zec Québec septembre 2021
Zec Québec septembre 2021
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