Chasse Les Québécois ont leur mot à dire dans la gestion de leur patrimoine faunique
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Les Québécois ont leur mot à dire dans la gestion de leur patrimoine faunique

C'est l'avis de Luc Brodeur d'Unis pour la Faune

Les problématiques de surpopulation de cerfs près des centres urbains, dans des parcs et en milieu agricole existent depuis 30 ans. « UPF a les solutions, mais le ministère ne veut pas nous écouter », tranche Luc Brodeur. (Photo Ernie Wells).
Ernie Wells

La gestion de la faune au Québec manque de sérieux et certaines des décisions qui sont prises, le sont au détriment d’une ressource faunique qui appartient au patrimoine de tous les Québécois.

C’est ce que soutient, en partie, le cofondateur d’Unis Pour La Faune (UPF), Luc Brodeur.

Selon lui, cette faune est gérée par des employés de l’État, rétribués par les impôts des québécois et il serait normal, soutient-il, que les Québécois, comme l’industrie de la chasse, et la clientèle des chasseurs, aient leur mot à dire dans la gestion de leur faune.

« C’est pour ça qu’UPF est né »

Fort de ses 14 000 membres actuels et de l’appui de 300 municipalités, zecs et associations, Luc Brodeur n’est pas le gars à s’asseoir sur ses lauriers. UPF doit être encore plus fort et plus représentatif, composé de multi-ressources, aux expertises compétentes et variées.

Zecs Québec septembre 2021

« Nous allons regrouper des professionnels, des gars de terrains, comme des techniciens de la faune et de l’agriculture, des ingénieurs forestiers et des biologistes, notamment, afin que le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, prenne les bonnes décisions. Les fonctionnaires du ministère ont beau vouloir faire les bonnes choses, mais ils n’ont ni les budgets, et ni les ressources pour prendre les bonnes décisions. On n’est pas contre eux, on veut travailler avec eux, en harmonie », commente Luc Brodeur, en entrevue à « Rendez-Vous Nature ».

Outre les règles sur la chasse, il est impératif et urgent, selon Luc Brodeur, de régler les problématiques de surpopulation de cerfs près des centres urbains, dans des parcs et en milieu agricole existent depuis 30 ans.

« Ça démontre la faiblesse de notre gestion actuelle qui ne fonctionne pas. UPF a les solutions, mais le ministère ne veut pas nous écouter. Y’est là le problème », tranche-t-il.

Priorités à régler rapidement

PRONATURE RIMOUSKI

UPF a deux priorités : faire retirer la règle des deux mâles par chasseur dans deux zones différentes, et implanter la RTLB à la grandeur du Québec, en gérant au besoin les fortes densités avec des permis additionnels de cerfs sans bois. « On est en janvier et il faut que ça se règle. Si en mars ces priorités ne sont pas réglées, il y a des choses qui vont se passer », promet Brodeur à bout de patience.

« C’est anormal que 25% des chasseurs aient de la misère à récolter un « buck ». C’est insensé d’en chasser deux. Le ministère n’est pas content qu’on soit dans le décor pour faire changer deux modalités du Plan de gestion qui ne font aucun sens sur le terrain. C’est la catastrophe dans certaines zones, comme en Gaspésie, en Outaouais, au Bas-Saint-Laurent et même en Beauce. Avec le résultat que les chasseurs convergent vers les zones à fortes densités du Centre et du Sud du Québec, où dans les Zones 5, 6, 7 et 8 on en train de d’achever la ressource chevreuil avec deux « bucks » par chasseur. Ça pas de sens », tonne Luc Brodeur.

Cofondateur d’Unis Pour la Faune, Luc Brodeur est en entrevue exclusive à « Rendez-Vous Nature », qu’on peut écouter ou réécouter en cliquant sur le lien ci-dessus.





Zec Québec septembre 2021
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