Chasse Entrevue marquante de 2020: le quotidien d'un guide de chasse
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Entrevue marquante de 2020: le quotidien d'un guide de chasse

Jérôme Bergeron vit sa passion à fond à Anticosti

Le guide de chasse Jérôme Bergeron, ici avec un client qui vient de récolter un cerf, qu’il doit récupérer parfois loin en forêt, en VTT, et le transporter en sécurité à la « meat house ». (Photo Ernie Wells)
Ernie Wells

Le travail de guide de chasse est très exigeant avec de longues journées, des soirées très occupées, et des nuits parfois très courtes, sept jours sur sept. Mais la passion prend le dessus sur toutes les tâches, même les plus exigeantes.

Comme le raconte le guide Jérôme Bergeron, de Saint-Félicien, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, rencontré à l’île aux cerfs, d’Henri Menier, lors d’une entrevue en reprise à « Rendez-Vous Nature », laquelle figure parmi celles qui ont suscité beaucoup d’intérêt auprès de nos auditeurs et de nos lecteurs. 

Le jeune guide de chasse de Saint-Félicien, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, y raconte son travail au quotidien. À l’emploi de la SÉPAQ depuis 10 ans, Jérôme est guide de chasse à l’Île d’Anticosti depuis deux ans, dans le magnifique secteur de Brick-la-Mer, un territoire de 71 km2, situé du côté Sud de l’île aux cerfs, entre ceux de Jupiter-la-Mer et Galiote-la-Mer.

Jérôme Bergeron fait partie de la nouvelle génération de guide de la relève. Il a d’abord suivi une formation spécialisée du programme de « Protection et Exploitation de Territoires Fauniques » au CFP du Fjord - Pavillon La Baie. Il a acquis les connaissances et les habiletés nécessaires pour devenir guide de chasse, et formé pour accomplir différentes fonctions et habilités liées au travail comme la protection de la faune et l’exploitation de la forêt. L’été, il est guide de pêche dans la réserve faunique Ashuapmushuan, au Saguenay-Lac-St-Jean, dont le nom montagnais signifie : « Là où l'on guette l'orignal ». Outre le cerf, Jérôme se révèle aussi comme un guide et un spécialiste de la chasse de l’orignal.

Debout c’est l’heure !

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Néanmoins, le travail de guide de chasse est très exigeant. On ne compte pas les heures, la pression est au quotidien. Un séjour débute très tôt avec la prise en charge d’un nouveau groupe de chasseurs à l’aéroport de Port-Menier, jusqu’à leur chalet, à quelque 150 km de route du village. Suit une visite au champ de tir afin de contrôler la précision des armes et leur ajustement au besoin, avant la chasse le lendemain.

« Je suis sur pied vers 4 h et je vais rejoindre les clients-chasseurs avec qui je discute du plan de chasse de chacun. Puis on part sur le terrain pour une longue journée », relate Jérôme. Lorsqu’un client récolte un cerf, il le transporte en sécurité à la « meat house ».

À la fin de la journée, il récupère ses clients éparpillés sur le terrain. Si la journée est terminée pour les chasseurs, ce n’est pas fini pour le guide.

« Puis je retourne à la « meat house » afin de préparer les cerfs et les dépouiller de leur peau. Le dernier soir, je mets les cerfs en quartiers et en boîtes pour leur transport en avion. Je soupe habituellement vers les 21 h ou plus, je vais au lit et ça recommence le lendemain à 4 h. Parfois, lors du dernier soir, mes soirées sont plus longues et mes nuits sont plus courtes si plusieurs cerfs ont été prélevés la dernier journée ». Et il en est ainsi « non-stop » sept jours sur sept, du début du mois de septembre jusqu’au début de décembre

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Une entrevue avec Jérôme Bergeron en reprise cette semaine à l’émission « Rendez-Vous Nature ». Cliquez sur le lien ci-haut.





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