Chasse Le chroniqueur Julien Cabana est en désaccord avec le député Sylvain Roy
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Le chroniqueur Julien Cabana est en désaccord avec le député Sylvain Roy

Ne pas se servir directement dans le « buffet »

« Avec la solution du député Roy, on se servirait directement dans le « buffet » des grands gibiers, au détriment des lois et règlements qui les protègent », affirme le chroniqueur et auteur, Julien Cabana. (Photo Ernie Wells)
Ernie Wells

Le doyen des chroniqueurs de chasse et de pêche, Julien Cabana, s’inscrit en faux avec la solution du député Sylvain Roy, qui veut commercialiser la viande de gibier sauvage pour aider les restaurants à passer à travers l'actuelle pandémie.

En entrevue exclusive à « Rendez-Vous Nature », le chroniqueur du Journal de Québec dit avoir toujours entretenu de bonnes relations professionnelles avec le député Roy qui est aussi le porte-parole de la troisième opposition en matière de faune.

« Mais dans ce dossier, je suis complètement en désaccord avec sa position. Comment fera-t-il du côté de l’hygiène, pour contrôler la qualité de la venaison du gibier prélevé ? Quels seraient les soins apportés au gibier, entre la forêt et le boucher ? Comment fera-t-il pour contrôler le braconnage ? Je crois que des gens iraient jusqu’à braconner pour alimenter des restaurateurs. Il ne fait jamais oublier que le gibier est un bien collectif et non un bien à commercialiser », estime Julien Cabana.

Selon ce dernier, les chasseurs ont suivi les directives des autorités de Forêts, Faune et Parcs Québec qui ont instauré des plans de gestion des grands gibiers, avec notamment des restrictions, des contingentements, des contraintes, et des années d’alternances entre le mâle et la femelle chez l’orignal.

« Ça ne peut pas marcher »

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« Et tout cela a été élaboré pour augmenter les densités des cheptels de cerfs et d’orignaux pour favoriser la chasse et les retombées économiques dans les régions. Et là, avec la solution du député Roy, tout à coup, on se servirait directement dans le « buffet » et envoye la venaison dans l’assiette. Non, ça ne peut pas marcher comme ça. C’est impensable. Les fermes d’élevage de wapiti, caribou, cerf rouge sont là pour ça et qu’on laisse le gibier sauvage tranquille en forêt. L’orignal ne peut être élevé en captivité pour être vendu. On n’a pas besoin de ça » tranche Julien Cabana, qui entreprendra sa 46e année à titre de chroniqueur en mars 2021.

Selon ce dernier, on ne doit pas comparer le Québec à l’Europe, où certaines espèces comme le sanglier, qui de par son nombre trop élevé détruit tout, passe obligatoirement par la commercialisation, afin de les éliminer pour réduire des densités incontrôlables.

« Au Québec, c’est différent, c’est une chasse sportive pratiquée de génération, en génération. Ce sont les chasseurs qui contrôlent les grands gibiers, des chasseurs utilisateurs-payeurs, qui contribuent financièrement à leur gestion en payant des permis, en participant à divers programmes, et en observant la réglementation », poursuit Julien Cabana, qui maintient que cette solution du député de Bonaventure est totalement impensable.

Lors de cette entrevue à « Rendez-Vous Nature » Julien fait le bilan « compliqué » d’une année atypique de chasse et de pêche en raison de la pandémie. Comme chroniqueur spécialisé de la motoneige, il prévoit une excellente saison 2020-2021.

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Pour entendre Julien Cabana, cliquez sur le lien ci-haut.





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