Chasse Les difficultés du cerf gaspésien exigent une gestion différente
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Les difficultés du cerf gaspésien exigent une gestion différente

Fermeture de la chasse réclamée

Le président de l’Association Sportive Chasse et Pêche de la Baie-des-Chaleurs, Pierre Henry, a réclamé en vain un interdit de la chasse du cerf en 2020 et relance sa demande pour trois ans dès 2021. (Photo courtoisie)
Ernie Wells

Le cheptel de cerfs de la Gaspésie est au fond du baril et des chasseurs tonnent contre le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP)

Selon eux, ils ne font rien sur le terrain pour favoriser une remontée significative des populations de chevreuils de la Zone 1, maintenant subdivisée en Zones 1 Nord et 1 Sud.

« Une mesure nécessaire; scinder la Zone 1 en deux, pour assurer une saine gestion du cerf en Gaspésie, compte tenu de l’hétérogénéité sur le territoire, et les nouvelles problématiques associées telles que la déprédation et la hausse d’accidents routiers impliquant un cerf », soutient le directeur général du secteur Sud-Est du MFFP, Paul Saint-Laurent, qui répondait au nom du ministre Pierre Dufour, à une lettre du président de l’Association Sportive Chasse et Pêche de la Baie-des-Chaleurs, Pierre Henry, du 15 septembre.

Selon ce dernier, les mesures du ministère ne correspondant pas aux réalités fauniques du cerf dans la Zone 1, et sonneront la fin de la chasse du cerf de dans la Zone 1, comme ce fut le cas en 1992 jusqu’en 2001.

« La diminution de 10% du cheptel que mentionne le gouvernement, ne reflète aucunement la réalité en Gaspésie. Nous avons connu trois hivers rigoureux consécutifs, une hausse des coyotes; qui s’en prennent même au bétail, et à une augmentation du taux d'accident impliquant le chevreuil. Nous demandons l'arrêt immédiat temporaire et sans équivoque de la chasse au cerf de Virginie pour toute la Zone 1 », affirme Pierre Henry, en entrevue à « Rendez-Vous Nature ».

Québec a accusé une fin de non-recevoir : « La chasse sera maintenue en 2020 dans les Zones 1 Nord et 1 Sud. Nous soulignons votre intérêt pour la gestion du cerf et sa mise en valeur. La Protection de la faune adapte son travail sur le terrain en fonction des situations, dans l’objectif d’assurer le respect des règlements de chasse en vigueur », poursuit Paul Saint-Laurent.

Zec BSL hiver 2020 3

Ce que ne voit pas le ministre Dufour

Rien de concret pour favoriser la reprise du cerf gaspésien. « Le cerf de Virginie est une espèce résiliente et productive et ses limites, en Gaspésie sont expirées, ce que vous ne semblez pas voir, ou reconnaître », rétorque le président Henry en réponse au ministre Dufour le 1er novembre.

Auparavant, le 9 juin, Pierre Henry avait imploré le député de Bonaventure, et porte-parole de l’opposition en matière faunique, Sylvain Roy.

« Afin de faire pression auprès du ministre Pierre Dufour afin d'appliquer et de de mettre en place les mesures instaurés en 2000, la fermeture immédiate et sans équivoque de la chasse au cerf de Virginie pour les trois prochaines années, avec une réouverture possible seulement s’il y a minimalement 2 500 bêtes ».

Le président de l’Association Sportive Chasse et Pêche de la Baie-des-Chaleurs reproche à Québec d’appliquer des modalités de gestion du cerf pour l’ensemble du Québec, sans tenir compte des réalités régionales. Les sous-zones 1 et 2 de la Gaspésie n’ont pas les mêmes densités de cerfs que la Zone 6 où les chevreuils explosent en nombre.

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Portes ouvertes au braconnage

« Votre Plan de gestion ne tiens pas compte des nouvelles réalités gaspésiennes. Il y a diminution du taux de succès et du taux d’accidents voiture-chevreuils entre Matapédia et Port-Daniel diminue. Le mâle mature décline et inquiète. La possibilité d'abattre un second chevreuil dans une autre Zone que la première est défavorable en Gaspésie. Non seulement, du côté Nord, elle apporte une diminution du cheptel déjà peu présent, mais accélère rapidement le déclin du cheptel du côté Sud. Cette modalité ouvre toutes grandes les portes du braconnage » affirme Pierre Henry, qui espère des mesures concrète du MFFP maintenant, et non jusqu’à la fin du Plan de gestion 2020-2027, lesquelles passent par la fermeture de la chasse, jusqu’au rétablissement possible du Plan de nourrissage d’urgence des cerfs dans les ravages, qui dans les années 1990, et plus, avait sauvé les chevreuils de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent.

Une entrevue qui intéressera les chasseurs de cerfs de la Gaspésie et d’ailleurs, à « Rendez-Vous Nature ». Cliquez sur le lien ci-haut. 





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