Chasse Une bonne saison pour l’orignal en vue à travers le Québec
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Une bonne saison pour l’orignal en vue à travers le Québec

La population serait de 150 000 individus avant chasse

L’orignal demeure le gibier le plus recherché par de nombreux chasseurs. À le voir ainsi, on comprend pourquoi il porte le nom de roi de la forêt. (Photo FPQ)
Julien Cabana

Si Dame Nature collabore, la saison de chasse de l’orignal devrait être fructueuse. La population d’orignaux est élevée, ce qui laisse présager de bons résultats.

« Hormis les zones 3 et 4 où nous avons dû apporter des modifications, dans l’ensemble du territoire, les choses vont plutôt bien pour la population d’orignaux du Québec », explique le biologiste responsable du dossier au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, Maxime Lavoie.

« Nous suivons de près la situation afin d’avoir le portrait le plus fidèle possible, en préparation du prochain plan de gestion qui sera mis en place en 2022 pour une durée de huit ans. »

Présentement, selon les estimations des spécialistes, la population d’orignaux du Québec serait de 150 000 individus avant chasse.

« Les zones où l’on retrouve la plus forte concentration d’orignaux demeurent toujours les mêmes, à savoir la 1 (Gaspésie), la 2 (Bas-Saint-Laurent) et la 27, notamment dans le secteur de la Seigneurie de Beaupré. Une gestion serrée de ce secteur a permis d’accroître la population et d’atteindre le seuil de capacité du milieu. Dans tous ces cas, l’habitat est idéal et la nourriture abondante. »

La femelle

Zecs Québec Argent 3

La population a aussi augmenté sur la Côte-Nord tout comme dans la zone 28, en raison des mesures mises en place.

« Nous nous devons de suivre les populations afin d’équilibrer les différents milieux en termes de nombre de bêtes par rapport à l’habitat. Il ne faut pas oublier que comme [pour] toutes les espèces animales, une surpopulation d’orignaux fera en sorte que le milieu ne peut plus suffire. Par conséquent, on peut assister à des problèmes graves qui sont causés directement par les animaux eux-mêmes. »

Cet automne, nous sommes dans une année permissive, ce qui signifie que la chasse de la femelle peut se faire dans la majorité des zones.

« Nous devrions connaître une récolte qui va tourner autour des 27 000 individus, si on tient compte du fait qu’en 2015, il y a eu un total de 28 000 et, en 2017, 27 600, ajoute le spécialiste. Les chances de récolte pour les chasseurs augmentent considérablement lorsque la femelle adulte peut être récoltée. »

La météo

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Plusieurs s’interrogent sur le fait que souvent, au cours des dernières années, la température a été très clémente entre le 25 septembre et le début d’octobre, durant la période du rut.

« Les études le prouvent. Les orignaux sont toujours en rut à la même période parce que ce qui les influence, c’est la photosynthèse, la durée de la lumière du jour si vous préférez. Par contre, si la température est très chaude, ce qui peut se produire, c’est que les orignaux vont être plus actifs durant les périodes plus froides de la journée comme très tôt le matin, en fin de journée ou durant la nuit. Durant la journée, alors que le soleil frappe plus fort, ils vont plutôt se mettre à l’abri, sous le couvert des arbres. » En ce qui a trait à la présence de la tique, le spécialiste nous a expliqué que comme l’hiver avait été rude et le printemps plus long et froid, les tiques ont connu passablement de problèmes pour survivre et se reproduire.

Il ne faut pas croire toutefois que le gouvernement baisse les bras avec ce problème. Le Québec participe à une importante étude sur le sujet avec d’autres provinces et des états américains, afin de trouver une solution.

Reproduction autorisée par Julien Cabana de sa chronique parue le mercredi 18 septembre 2019 dans le Journal de Québec.





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