Chasse La situation des cerfs au cœur d’un long hiver très rigoureux
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La situation des cerfs au cœur d’un long hiver très rigoureux

Entrevue avec le spécialiste Steeve Côté de l'Université Laval

Le spécialiste en Biologie de la conservation et en Gestion de la faune, Steeve Côté, fait état de la situation du cerf au cœur d’un hiver trop long et très rigoureux et des principales difficultés auxquelles le chevreuil est confronté. (Photo Steeve Côté
Ernie Wells

Les rigueurs d’un long hiver comme celui de 2018 - 2019 demeurent préoccupantes pour la survie de la grande faune, et particulièrement pour le cerf de Virginie.

Partout au Québec, les froides températures ont commencé à se manifester à partir du mois d’octobre et de novembre. Décembre et janvier, sauf pour quelques rares épisodes de redoux, ont enregistré des températures glaciales, avec des – 18°C à – 24°C, avec de forts vents poussant le facteur éolien à des moins 30° et moins 34°C et même – 40°C.

Un hiver très rigoureux aussi par les fortes précipitations de neige, comme en 1990, et celui de l’hiver de 2008, qui auront été dramatiques pour le cerf

Confiné étroitement dans son ravage, le cerf peut-il survivre longtemps à des températures froides extrêmes ? Avec toute la neige, les sentiers de son réseau sont très hauts, donc impossible pour le cerf d’aller brouter en dehors des pistes sans s’enliser dans la neige épaisse et de se blesser au sang par les croûtes successives de verglas. Les cerfs sont ainsi plus vulnérables aux coyotes. Ses chances de survie sont minces.

Cette semaine à « Rendez-Vous Nature », le spécialiste en Écologie animale, en Biologie de la conservation et en Gestion de la faune, Steeve Côté, professeur titulaire au Département de biologie à l’Université Laval, répond à ces questions et à bien d’autres.

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Une recette gagnante qui a sauvé les cerfs!

Le scientifique aborde aussi le nourrissage d’urgence des cerfs à l’intérieur des ravages. Une pratique pourtant gagnante qui vers la fin des années 1990, à la suite d’un long hiver rigoureux et une forte prédation des coyotes, a sauvé les populations de cerfs du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie qui avaient ont chuté au point d’interdire la chasse pendant trois ans dans la Zone 2, soit en 1994, en 1995 et en 1996. Puis le cheptel a remonté dans la Zone 2.

La récolte de la saison 2 000 a été 2 006 cerfs. Puis un autre rigoureux hiver, celui de 2008, le pire des 30 années précédentes, est venu casser l'expansion des populations de chevreuils au BSL. Depuis les 10 dernières années, le cerf est en chute libre au Bas-Saint-Laurent, avec une récolte de 50 chevreuils en 2018; et de 93 en 2017.

Une pratique à succès abandonnée par les biologistes d’aujourd’hui qui craignent que les chevreuils affamés partagent des maladies en se côtoyant aux sites de nourrissage. Les biologistes de la grande faune de l’époque soutenaient portant que ce sont les Plans de nourrissage d’urgence qui ont sauvé les cheptels de cerfs du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie où la chasse avait été interdite pendant neuf ans.

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Pour tout savoir, ou presque sur la situation du cerf en hiver, une entrevue exclusive à ne pas manquer avec Steeve Côté à « Rendez-Vous Nature » des 9 et 10 février. Pour écouter cet entretient, cliquez sur le lien ci-haut. 





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