Chasse Les orignaux seront bien moins importunés par la tique d’hiver
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Les orignaux seront bien moins importunés par la tique d’hiver

La neige encore au sol en mai favorise l’élimination de l'acarien

Photographié au début d’un printemps, cet orignal a été infecté par la tique d’hiver à en juger par la perte de poils autour du cou, et une partie du dos, en tentant de s’épouiller sur les arbres pour se débarrasser de l’intruse.
Ernie Wells

Si c’est encore l’hiver dans plusieurs secteurs de la sauvagerie québécoise où il y a encore de la neige au sol, les orignaux vont bénéficier de ce printemps tardif.

Les cervidés seront beaucoup moins importunés par la tique d’hiver au cours de l’automne prochain et leur fourrure sera moins clairsemée, ne sentant pas trop le besoin de s’épouiller sur les arbres pour se débarrasser de l’intruse « bibitte » assoiffée de sang.

Le directeur général de la réserve Rimouski, Michel Fournier, se réjouit d’avoir pu observer, le 3 mai, dans le secteur du Lac Rimouski, six orignaux qui se déplaçaient en bordure de la route #1.

Selon lui, les bêtes semblent en bonnes conditions, sans signes apparents d’infections par la tique d’hiver.

« Ça fait deux ans que c’est comme ça. Lors de la saison de la chasse de l’orignal en 2017, les guides ont observé beaucoup moins de bêtes minées par le parasite de la tique d’hiver. Les printemps tardifs sont au moins bons pour les orignaux. Les tiques délaissent l’orignal, tombent dans la neige et meurent», se console Michel Fournier qui est fin prêt à entreprendre sa 13e saison à la tête de la Réserve faunique de Rimouski.

La neige favorise la destruction de la tique d’hiver

Changer dair

Et donc avec la neige qui est encore au sol en mai, cela favorise l’élimination de la tique d’hiver qui généralement, quitte le cervidé en avril. La femelle pond alors ses œufs au printemps, lesquels sont de la grosseur d’une tête d’épingle.

L’automne venu, l’acarien profite de la végétation et se hissent sur les hautes herbes en attendant qu’un orignal passe à proximité. Durant l’été, l’orignal a un répit bien mérité. Puis au cours de l’automne et l’hiver, les tiques sont bien au chaud et sucent le sang qui favorise sa croissance.

Gorgées de sang et prêtes à se reproduire, les tiques abandonneront leur hôte au printemps en tombant au sol pour s’y reproduire et enclencher un nouveau cycle de vie. La forte densité d’orignaux favorise un de nombreux territoires fertiles pour la tique d’hiver.

On notera que la tique d’hiver qui s’attaque aux orignaux, n’a rien à voir avec la tique à pattes noires, qui elle est responsable de la maladie de Lyme qui se fait de plus en plus présente partout au Québec.

 

FédéCP

 

Photo du bas: La tique d’hiver se démaraque des autres tiques par sa taille imposante jusqu'à 15 mm chez la femelle adulte gorgée de sang, laquelle atteint sa pleine grosseur vers la fin de l'hiver. (Photo MFFP)





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