Opinion La FédéCP salue l’utilisation de la chasse à Longueuil
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La FédéCP salue l’utilisation de la chasse à Longueuil

La capacité de support du milieu est dépassée

Le chevreuil est un animal qui ne craint pas l’humain. Il peut le côtoyer très facilement si c’est pour bien se nourrir. (Photo archives Julien Cabana)
Julien Cabana

La Fédération des chasseurs et pêcheurs salue la décision d’utiliser la chasse comme outil de gestion pour contrôler la population de chevreuils dans le parc Michel-Chartrand de Longueuil.

Dans un communiqué, l’organisation explique que le choix de l’administration de la mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, « met en lumière la chasse comme outil de gestion des populations de chevreuils. Cette ouverture envers la chasse permet d’entrevoir une meilleure intégration des chasseurs dans une stratégie de gestion des animaux sauvages en milieu périurbain qui serait préventive, en plus d’être fiable et peu coûteuse ».

Le choix d’utiliser une brigade de chasseurs qui utiliseront l’arbalète, une arme d’une portée limitée, est sécuritaire et adapté au contexte de la chasse en milieu périurbain. 

La Fédération rappelle qu’au lieu de faire appel à une entreprise spécialisée dans l’abattage d’animaux, il faudrait trouver le moyen d’intégrer des chasseurs qui sauraient remplir le mandat. 

Il faudrait mettre en œuvre des modalités leur permettant de participer au règlement de ce problème.

Comme le mentionnaient les autorités de Longueuil, il n’est pas question d’ouvrir une saison de chasse dans le secteur. On veut plutôt prélever des chevreuils selon des règles très strictes, afin d’éviter tout danger durant l’opération.

Il faut se rendre à l’évidence, cette surpopulation de chevreuils, dans cet espace restreint, est en voie de devenir un problème majeur pour le milieu naturel du parc et les terrains des citoyens des environs.

Sépaq août 2022 3

CAPACITÉ DE SUPPORT

Ce que bien des gens semblent oublier, surtout parmi ceux et celles qui sont contre le projet de la municipalité, c’est que la capacité de support du milieu est dépassée.

En biologie, la capacité de support d’un milieu donné avec une population de chevreuils est évaluée à partir de la superficie et de la nourriture disponible. Si cette capacité est dépassée, les problèmes s’accumulent rapidement. Il y a les maladies qui s’installent, des décès par manque de nourriture et la dégradation totale du milieu. 

Les chevreuils vont se détruire parce que le manque de nourriture va entraîner des conséquences très graves. Le parc va subir des préjudices importants parce que ces animaux vont continuer à tout détruire, tant qu’il y aura de la nourriture disponible. Une fois qu’il n’y aura plus de nourriture, ils vont se rendre ailleurs, sur les terrains avoisinants, à la recherche de nourriture. 

Le problème va donc s’étendre. Il n’est pas question d’exterminer les chevreuils, mais bien de diminuer la population. Toute la venaison sera remise à des banques alimentaires. L’équilibre du milieu doit être rétabli.

EXEMPLES CONCRETS

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Ce n’est pas la première fois qu’une population de cervidés cause sa propre perte, ou presque. Dans la réserve faunique de Matane, la densité de population était tellement élevée que les orignaux étaient en voie de se détruire. Les bêtes récoltées étaient plus petites et maigres.

La nourriture disponible n’était plus assez abondante par rapport à la population. On a alors choisi d’augmenter la pression de chasse pour en arriver à une quantité d’orignaux plus supportable pour le milieu.

Un autre exemple que l’on peut présenter, c’est celui de l’île d’Anticosti. La population ne cessait de croître, atteignant des sommets beaucoup trop élevés. Le nombre était beaucoup trop grand par rapport à la nourriture disponible. Très rapidement, les chevreuils étaient plus petits, plus maigres, tout simplement parce qu’ils ne mangeaient pas à leur faim. Ces bêtes étaient beaucoup moins robustes. Le pire ennemi du chevreuil, c’est l’hiver. Il y a eu deux hivers très rigoureux dans l’île, ce qui a entraîné la mort de nombreux chevreuils. 

Les bêtes qui sont passées au travers de cette période très pénible en sont ressorties plus fortes et ont pu se développer sainement.

Dans le parc des Îles-de-Boucherville, il n’est pas rare de trouver, au printemps, des carcasses de chevreuils morts. Ils n’ont pas pu passer l’hiver. Leur population est beaucoup trop élevée pour le milieu et la nourriture disponibles. Ce n’est pas une question sentimentale, mais bien une question de logique. 





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