Opinion La FédéCP se désole du recul dans le dossier de la pêche au bar rayé
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La FédéCP se désole du recul dans le dossier de la pêche au bar rayé

Des délais importants s'ajoutent au processus

Les pêcheurs auraient pu s’attendre à ce que le ministre Jonathan Wilkinson retire le bar rayé de la liste des espèces en péril. (Photo FédéCP)

La FédéCP déplore la décision du ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Jonathan Wilkinson, de renvoyer la question de la situation du bar rayé au Comité sur la situation des espèces en péril du Canada (COSEPAC).

Cette information a été dévoilée dans l’article du journaliste David Rémillard. Il s’agit d’un pas de recul dans le cheminement vers une pêche de cette espèce.

Après que le COSEPAC a admis que le bar rayé qui nage dans le fleuve présentement est une espèce différente de celle qui a été déclarée éteinte, et après que la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP) a démontré l’actuelle abondance des prises de bar rayé dans l’ensemble de son aire de répartition, les pêcheurs auraient pu s’attendre à ce que le ministre retire cette espèce de la liste des espèces en péril. Le bar rayé actuel du fleuve s’est retrouvé sur cette liste à la suite d’une erreur, selon le COSEPAC, qui consistait à considérer ces nouveaux bars comme faisant partie de la population qui fut autrefois surexploitée.

PRONATURE RIMOUSKI

Le retour à la table de travail pour l’examen de la situation du bar rayé du fleuve Saint-Laurent ajoute des délais importants au processus qui mènera un jour à la pêche alors que dès 2013, le biologiste spécialiste du bar rayé au Québec, Jean Robitaille, mentionnait qu’une pêche devrait être permise. L’évaluation des espèces sur la liste par le COSEPAC est prévue pour novembre 2022. Si on analyse les critères que le comité utilise afin de déterminer les statuts des espèces, on peut déjà conclure qu’il ne sera pas possible de maintenir le bar sur la liste des espèces en péril.

Ce délai qui s’allonge est source d’inquiétude pour les intervenants qui suivent l’évolution du bar rayé et qui connaissent la voracité de ce poisson. Laissé à lui-même sans prédation et sans pêche commerciale comme c’était le cas à l’époque, il prend une grande place dans l’habitat, au détriment d’autres espèces. Vingt ans après sa réintroduction dans le fleuve, il est plus que temps d’assurer un prélèvement responsable du bar rayé pour garder l’équilibre de l’écosystème fluvial.

Cossette 1

L’aspect le plus irritant pour la FédéCP est que la réintroduction du bar s’est faite il y a 20 ans dans l’ultime but de rouvrir la pêche sportive de ce poisson. Mais, au fil des années, les acteurs initiaux ont plus ou moins été écartés du projet. Jusqu’à maintenant, cette aventure, qui a coûté plusieurs centaines de milliers de dollars, n’a bénéficié à personne, ni aux pêcheurs sportifs, ni aux bailleurs de fonds initiaux, ni d’un point de vue social, ni d’un point de vue économique. Quelle organisation se lancerait dans un tel projet sachant que 20 ans plus tard, aucune retombée positive n’en découlerait ? L’occasion était excellente pour le ministre de remédier à la situation.





Zec Québec septembre 2021
Cossette 1
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