Opinion La chasse « sent bon » et « goûte bon » aussi!
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La chasse « sent bon » et « goûte bon » aussi!

En dépit de la pandémie, 2020 a été positive pour forger l'avenir

« Il n’y a pas plus bio qu’un chasseur… qui ramène un orignal’’, affirme le guide de chasse, auteur, conférencier et spécialiste des grands gibiers, Michel Therrien, qui vient de lancer GoBio. (Photo courtoisie Michel Therrien)
Ernie Wells

En dépit de la pandémie de la COVID-19, l’année 2020 a été positive quant aux cours dispensées aux futurs chasseurs, confirmant l’arrivée d’une relève qui s’éloigne des inquiétudes des dernières années.

Le président de la Fédération des pourvoiries du Québec, Marc Plourde se disait confiant en l’avenir de son industrie, dans le contexte d’une pandémie porteuse d’espoir et de développement. Depuis l’an dernier, et encore davantage cette année, les Québécois découvrent et redécouvrent les pourvoiries, comme les zecs et les réserves fauniques. L’offre d’hébergement de ces dernières affiche complet pour 2021.

Même phénomène du côté de SÉPAQ-Anticosti où les forfaits de villégiature sont complets cet été, comme les forfaits de chasse. L’an dernier, avec la fermeture des frontières canado-américaines, les Québécois ont pu profiter de l’absence des chasseurs étrangers, et s’approprier des séjours devenus disponibles. Et tous les forfaits de chasse pour 2021 sont complets à 100%. SÉPAQ-Anticosti prend les réservations pour 2022 depuis la mi-avril !

Le directeur-général de SÉPAQ-Anticosti, Robin Plante, reconnaît que l’île d’Anticosti est devenue une destination de vacances comme d’autres îles aussi connues de nom au Québec. Et ça ne fait que commencer.

« Anticosti est un site magnifique, unique, en voie d’être reconnue au patrimoine mondial de l’UNESCO jusqu’à la fin des temps. Cette reconnaissance mondiale devrait même favoriser la construction de sites d’hébergement pour accueillir une clientèle internationale », dit-il. Ce qui veut dire que cette popularité en devenir ne fera qu’accroître le flot de villégiateurs et de chasseurs sur Anticosti, lesquels devront s’y prendre de bonne heure pour réserver leur séjour.

Gibier 100% naturel

Pour de nouveaux adeptes de la chasse, c’est la recherche des aliments 100 % naturels et nutritifs, d’origine locale, qui les attire à la chasse. On ne voit plus la « viande sauvage » de la même façon.

Fondation de la faune

Même en 2021, et depuis plus de 10 ans, la chasse « sent bon », en ce sens qu’elle est moins contestée, que sa pratique est confirmée pour maintenir l’équilibre des espèces, et goûte bon. La réglementation entourant la chasse sportive interdit de vendre et d’acheter de la venaison de gibiers à plumes et à poils.

Et j’espère qu’il en sera toujours ainsi, même avec les pressions qu’exercent certains « chefs » pour faire découvrir aux touristes bien nantis de passage, des gibiers issus du terroir régional. Seuls les chasseurs certifiés consomment la venaison de gibier sauvage au prix de nombreux restrictions, lois et obligations, même parfois de privations lorsque certaines espèces déclinent.

« Faire son épicerie en forêt »

« Il n’y a pas plus bio qu’un chasseur… qui ramène un orignal’’, affirme le guide de chasse, auteur, conférencier et spécialiste des grands gibiers, Michel Therrien, qui vient de lancer GoBio. « Nous, la communauté GoBio, on fait notre épicerie en forêt », dit-il, ajoutant que la traçabilité du gibier est assurée par le chasseur. Différents articles font la promotion de ce mouvement. (micheltherrien.com/collections/gobio).

La découverte de la sauvagerie québécoise et l’intérêt pour une venaison 100 % naturelle, assurent une relève à la chasse qui se confirme de plus en plus.

Le Cours canadien de sécurité dans le maniement des armes à feu, le seul cours qui se dispense en classe, a été suivi par 11 350 adeptes, en 2020, malgré un arrête total des cours pendant six mois, pandémie oblige, de mars à juillet 2020. Le Cours Initiation à la chasse avec arme à feu, mis en ligne en août 2020, a attiré 13 540 participants qui ont ainsi commencé leur formation pour chasser à l’arme à feu.

PRONATURE RIMOUSKI

Le Cours Initiation à la chasse avec arc et arbalète a été le plus populaire avec 21 780 participants. Au cours des dernières années, la moyenne des inscriptions se situait entre 8 000 et 9 000 futurs archers et arbalétriers. Le cours de chasse du Dindon sauvage a dépassé les attentes, avec 9 700 participants en 2020, battant le précédent record de 6 000 inscriptions.

Toutes les formations offertes sont disponibles sur le site de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs à l’adresse : fedecp.com

 

Photo du bas

En dépit de la pandémie, le cours de chasse du dindon sauvage a dépassé les attentes avec 9 700 participants en 2020, battant le précédent record de 6 000 inscriptions. (Photo courtoisie Luc Larochelle)





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