Opinion Moratoire dans la réserve faunique de La Vérendrye: un précédent crée ?
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Moratoire dans la réserve faunique de La Vérendrye: un précédent crée ?

Une menace pour les activités fauniques

Selon les organismes concernés, il est inacceptable que des actions telles que les barricades et l’intimidation aient conduit le gouvernement à acquiescer à la demande d’un moratoire, ne serait-ce que temporaire. (Photo Facebook)

À la suite de l’entente concernant le moratoire sur la chasse à l’orignal dans la réserve La Vérendrye entre les communautés algonquines et Québec, plusieurs organismes sont inquiets des répercussions éventuelles que peut entraîner cette mesure.

Drastique et inéquitable, celle-ci représente une menace pour la poursuite des activités de chasse, de pêche et de piégeage en territoire structuré ainsi que sur les rivières à saumon selon la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP), la Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec (FTGQ) ainsi que le Réseau Zec.

Il est inacceptable que des actions telles que les barricades et l’intimidation, menées par des membres des communautés algonquines l’automne dernier, aient conduit le gouvernement à acquiescer à la demande d’un moratoire, ne serait-ce que temporaire.

Des moyens de gestion participatifs des populations fauniques sont déjà en place pour intégrer tous les utilisateurs de faune, qu’il s’agisse des Autochtones, des gestionnaires de territoire, des chasseurs, des pêcheurs ou des trappeurs, et il est important que ces outils légaux soient utilisés pour se faire entendre.

Surpris de la nouvelle concernant cette entente, nous demandons que le moratoire d’un an soit abandonné. Les résultats du dernier inventaire de l’orignal en 2020 montrent qu’il y a suffisamment de bêtes pour satisfaire à la fois un niveau de prélèvement à des fins de subsistance autochtone et la demande des chasseurs non autochtones. Nous réitérons que le prélèvement d’un gibier doit être autorisé selon les capacités d’une population et en fonction des connaissances détenues sur la population de gibier en question.

Dans le cas présent, il est primordial que la collaboration des Algonquins se poursuive et que les prélèvements autochtones soient comptabilisés et inclus dans la stratégie de gestion de l’orignal sur le territoire en question. Le niveau de cette population d’orignaux n’est pas inquiétant dans la réserve faunique La Vérendrye et la chasse non autochtone, tel qu’elle est encadrée, n’est assurément pas la cause principale de la baisse constatée du nombre d’orignaux.

Sépaq avril 2021

La proportion des orignaux prélevés par les chasseurs québécois non autochtones dans la réserve faunique La Vérendrye ne représente que 3,8 % de la population totale (autour de 90 orignaux prélevés par année de 2015 à 2019, sur une population estimée à 2 400 orignaux).

Dans ce dossier complexe, nous percevons que le ministre de la Forêt, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, semble isolé, ce qui le place en mauvaise position pour bien représenter sa clientèle. Nous attendons avec impatience les résultats des négociations qui devraient être dévoilés autour du 15 avril et demandons au gouvernement que soit dévoilée la contrepartie algonquine de cette entente qui brime le droit de chasse des Québécois, droit pourtant reconnu dans la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune.

 

Le Réseau Zec, 

La Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec

FédéCP

La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs

 





Zec Québec
FédéCP
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