Opinion Baisse prévue des adeptes de la chasse et de la pêche
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Baisse prévue des adeptes de la chasse et de la pêche

Québec devra faire beaucoup plus

En 2019, le prix du permis du petit gibier est passé de 24,82 $ à 21,01$ et le permis de pêche de pêche 30,89 $ à 22,79 $. Trop peu, trop tard. (Photo FédéCP)
Ernie Wells

Le nombre de permis de chasse du petit gibier et de pêche a encore diminué en 2019 au Québec. 

C’était prévisible, même si en mai 2019, le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, accordait une faible baisse du permis de chasse du petit gibier et celui de la pêche sportive afin de favoriser le retour des pêcheurs et les adeptes de la perdrix.

On se souviendra que le Premier ministre François Legault s’était engagé, fin septembre 2018, en campagne électorale, à rétablir les tarifs des permis de chasse et de pêche qui avaient été haussé au printemps de 2015 de 24 à 42 % par l’ex-ministre Libéral Laurent Lessard.

Mais l’engagement du PM Legault ne devait pas être un retour au printemps 2015, avant la hausse des Libéraux. De sorte que les réductions des permis des tarifs des permis de pêche et de chasse du petit gibier pour 2019 étaient minimes.

En 2019, le prix du permis du petit gibier est passé de 24,82 $ à 21,01$ et le permis de pêche de pêche 30,89 $ à 22,79 $. Trop peu, trop tard. Les ventes totales des permis de chasse et de pêche sont passées de 517 939 à 505 442 permis en 2019, soit une perte de 12 597 permis de moins qu’en 2018. On devait aussi constater des diminutions de vente de permis de l’ours noir et du cerf de Virginie. 

Seul l’orignal a connu une faible hausse en 2019. Cette ressource est là et abondante. Le dindon sauvage est stable. Le coût des permis de chasse au gros gibier n’a pas été réduit, mais augmenté selon la hausse annuelle.

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Réactions de pourvoyeurs

La vente de permis annuel de pêche pour les résidents de 65 ans et moins enregistre un recul de 118 000 pêcheurs en cinq ans.

Le pourvoyeur bien connu Réal Massé, s’est dit inquiet pour l’avenir de la chasse et de la pêche au Québec, et de la baisse des ventes annuelles des permis pour la pratique de ces activités. Se confiant récemment au Journal de Montréal, si l’hémorragie se poursuit, dit-il, 25% des pourvoiries seront fermées dans 10 ans.

L’homme de 80 ans est propriétaire depuis 34 ans de « La pourvoirie au Pays de Réal Massé », au Nord de Lanaudière. Il attribue le déclin de la chasse et de la pêche aux nouvelles technologies, de sorte que de moins en moins de parents chassent et pêche avec leurs enfants. 70 % de sa clientèle ont plus que 55 ans. 

Un autre pourvoyeur, Daniel Noël, de la Pourvoirie du lac Doolittle, dans les Hautes-Laurentides, note le manque d’intérêt des jeunes pour le plein air. Il se dit d’avis que le Registre québécois des armes à feu a donné mauvaise presse à l’industrie de la pourvoirie dans le reste du Canada, ce qui a éloigné une bonne partie de sa clientèle. 

Bouchard Ford 2

Les Ontariens ont déjà composé 30 – 40 % de ses clients. Aujourd’hui, ils ne sont plus là. Daniel Noël, craint de ne pas avoir de successeur à sa retraite.

Les observateurs et les chroniqueurs spécialisés en chasse et pêche, ainsi que l’industrie associée à ces activités, pressent Québec d’adopter des mesures plus concrètes pour favoriser la relève en chasse et pêche. Les faibles baisses des prix de vente des deux permis de chasse du petit gibier et de pêche n’ont pas atteint la cible et le constat est alarmant.

Et ce sont les régions qui vont payer la note. L’industrie de la chasse et de la pêche au Québec favorisent des retombées économiques annuelle de 1 milliard 600 millions $, surtout dans les régions.





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