Opinion La maladie débilitante chronique, l'éradication des chevreuils et l’appâtage
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La maladie débilitante chronique, l'éradication des chevreuils et l’appâtage

Les commentaires de Charles-Henri Dorris

L'Outaouais est une région où la chasse au chevreuil fait partie de la tradition depuis plus de 100 ans. (Photo FédéCP)
Charles-Henri Dorris

Nos gestionnaires du cerf de Virginie veulent éradiquer le chevreuil dans une bonne proportion des zones 10 est et 9 ouest en raison d’une possible présence de la maladie débilitante chronique dans l’environnement.

Je dis bien possible présence. Or, lors des abatages d’extermination à l’automne 2018, ils n’ont recensé aucun cas.

Alors, pourquoi continuer le massacre ? Je me demande combien de temps cela prendra au cheptel de l’Outaouais de se relever d’une saison de chasse de 2 mois à l’arme à feu avec l’autorisation de prélever mâles, femelles et faons alors que cette région peine à se relever de plusieurs hivers successifs rigoureux.

C’est une région où la chasse au chevreuil fait partie de la tradition depuis plus de 100 ans.

Pendant ce temps, dans les zones 1 et 2, le chevreuil plante du nez naturellement à cause des hivers rigoureux et des accumulations de neige historiques.

Dans la région du Bas-St-Laurent, sous prétexte qu’il n’est pas naturel de nourrir les chevreuils en hiver, on ne pratique plus le plan d’urgence pour nourrir le chevreuil, et ce, même avec une moulée spécialisée élaborée par des experts et en fin d’hiver seulement pour les aider à sortir de l’hiver vivant.

Qu’en est il de l’appâtage massif (voir exagéré) permis à la grandeur du Québec ! Deux discours contradictoires dans une même province.

Sépaq octobre 2019

Car, sachez-le, la première mesure à adopter pour contrer la fameuse maladie est d’interdire l’appâtage qui, favorise le rapprochement des bêtes et leurs contaminants.

Donc, on veut éradiquer le chevreuil dans l’ouest de la province, mais on permet l’appâtage massif dans les zones à forte et moyenne population de cerfs, pendant ce temps, on laisse mourir le cheptel du Bas -St-Laurent (sans plan d’urgence en fin d’hiver) sous prétexte que le nourrissage favorise la contamination d’un troupeau.

Frappez-moi quelqu’un derrière la tête ! Les gestionnaires communiquent-ils ensemble au Québec !

Le frottage des cerfs

Dans un autre ordre d’idée, nos Buck québécois perdent leurs velours ces jours-ci. Ils frotteront de la chute des velours, jusqu’à la perte des bois en hiver.

Mais la période de plus forte intensité de frottage est du 25 septembre au 30 octobre (dates approximatives moyennes que j’ai observé).

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Les premier signes d’intérêt, tel que je l’ai écris dans mon livre « LE CHEVREUIL » à apparaitre sur le terrain sont les frottages.

Il y a beaucoup d’informations à tirer des frottages. Le plus important est la direction moyenne des déplacements ; c’est à dire : L’identification des corridors (sentiers) de déplacement de vos mâles.

Pensez comme un prédateur et soyez imprévisible pour le chevreuil. Croyez-vous que les coyotes et les loups s’embusquent toujours au même endroit pour chasser leurs proies ?

Pensez comme un prédateur qui à toujours faims et ne laissez jamais votre chevreuil savoir où vous l’attendez et vous verrez votre congélateur plus souvent plein de venaison.

Je vous souhaite à tous une belle saison de chasse 2019 !





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