Opinion MDC du chevreuil: les chasseurs peuvent dormir tranquille
Rendez-vousnature.ca
http://www.google.ca

MDC du chevreuil: les chasseurs peuvent dormir tranquille

L'abattage de toutes les bêtes du troupeau des Laurentides assure une forme de contrôle

Près de 150 000 chasseurs se retrouvent en forêt pour se mesurer au chevreuil chaque automne. (Photo Julien Cabana)
Julien Cabana

La nouvelle est tombée hier. Le troupeau de la ferme d’élevage de cerfs rouges à Grenville-sur-la-Rouge dans les Laurentides, là où la maladie débilitante chronique (MDC) du cervidé a été découverte, sera abattu.

Si on ajoute à cette mesure très attendue celles prises par le ministère des Forêts de la Faune et des Parcs, on peut dormir tranquille.

Loin de moi l’idée de minimiser les dangers d’une telle maladie sauf qu’il faut admettre que la mesure annoncée hier par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), l’abattage systématique de toutes les bêtes du troupeau, assure une forme de contrôle obligé.

Le foyer de la maladie avait été identifié très rapidement. Certains auraient voulu que le troupeau soit éliminé plus rapidement sauf qu’il y avait enquête.

Personne ne nous l’a confirmé, mais mon petit doigt me dit que les livres de la ferme ont certainement été inspectés afin de savoir si des bêtes avaient été déplacées vers d’autres élevages.

La destruction du troupeau se fera de façon graduelle au cours des prochaines semaines. Toutes les carcasses seront testées pour la MDC.

La viande provenant d’animaux avec un résultat négatif sera distribuée sur le marché. L’éleveur sera indemnisé pour la valeur marchande de son troupeau.

LE MFFP

Sépaq janvier 2019

Dès l’annonce de la présence officielle de la maladie, l’équipe du ministère des Forêts de la Faune et des Parcs (MFFP) s’est mise en branle à la vitesse grand V.

« Notre mandat est de protéger la faune sauvage de nos forêts, explique le biologiste responsable du dossier de ce grand gibier au MFFP, François Lebel. À peine huit jours suivant le 11 septembre, date à laquelle le cas a été confirmé, nous étions opérationnels, à la grande surprise de mes homonymes de l’État de New York, qui ont eu à vivre un problème semblable. »

C’est à partir de ce moment-là que deux zones précises ont été créées autour de l’élevage. Il y a la zone d’intervention contrôlée (ZIC) et la zone de surveillance renforcée (ZSR). Pour la ZIC, toute chasse, à n’importe quelle espèce, est interdite alors que pour la ZSR, la chasse est toujours permise, mais avec certaines conditions.

« Nous demandons l’aide des chasseurs dans ce secteur afin de pouvoir dresser le portrait le plus fidèle possible de la situation, avance le biologiste François Lebel. Nous demandons aux chasseurs qu’une fois leur bête abattue, de se rendre dans l’une des cinq stations d’enregistrement spéciales de la région. Là, on procèdera à des prélèvements qui seront envoyés au laboratoire de Saint-Hyacinthe. Nous avons mis en place un système pour que les chasseurs reçoivent les résultats de leur test, dans un délai de 48 à 72 heures. »

PAS RÉPANDUE

Jusqu’à présent, aucun autre cas n’a été répertorié ailleurs au Québec. Les amateurs qui ne chassent pas dans les territoires visés peuvent continuer à s’adonner à leur activité favorite sans problème.

Il serait surprenant qu’un chevreuil contaminé quitte l’enclos pour se retrouver en Gaspésie ou en Beauce.

Mont-Lebel Chasse & Pêche

La contagion se fait par contact direct entre individus ou par les excréments ou l’urine. Donc, jusqu’à preuve du contraire, tous les amateurs de chasse peuvent poursuivre leurs aventures.

Rappelons que depuis qu’il a été question de cette maladie dans l’État de New York, des vérifications ont été faites par le MAPAQ et le MFFP sur plus de 9700 bêtes du troupeau sauvage du Québec au fil des ans et jamais la présence de la maladie n’a été détectée.

Continuez vos activités de chasse et ne vous inquiétez pas. Vous pouvez consommer votre viande sans crainte. Les spécialistes veillent au grain.

Si on a pu l’éradiquer ailleurs, on pourra faire de même chez nous. Les contacts directs entre des bêtes qui vivent à 600 kilomètres de distance l’une de l’autre sont plutôt improbables.





Zec Québec
Mont-Lebel Chasse & Pêche
FédéCP
Guide expert
Club de tir du Bas-Saint-Laurent
Sépaq janvier 2019 2
Fondation de la faune- J'aime la pêche
RVNature 2