Opinion Déjouer le requin d’eau douce de nos plans d'eau
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Déjouer le requin d’eau douce de nos plans d'eau

Julien Cabana discute avec le guide professionnel Bruno Morency

Bruno Morency a bien pris le temps de développer ses techniques de pêche pour le brochet avant de les partager avec les amateurs.
Julien Cabana

Reconnu comme le véritable requin de nos plans d’eau, le grand brochet du Nord se distingue de bien des façons lorsque vient le temps de le débusquer.

Il a des habitudes de vie qui diffèrent selon sa grosseur, qui peut parfois atteindre des proportions très importantes.

«Contrairement à ce que bien des gens croient, le grand brochet, celui dont la taille dépasse les huit livres, aime l’eau froide et non l’eau chaude», explique le guide professionnel Bruno Morency.

«Les gros spécimens vont se tenir dans des températures d’eau de 50-55 degrés Fahrenheit, un peu comme la truite grise, poursuit-il. Il va surtout chercher les amas de pierres, des arbres morts au fond de l’eau ou les herbiers du fond des lacs, tout ce qui peut lui servir de cachette à proximité de ses postes de chasse lorsqu’il traque les autres espèces.»

Les brochets de plus petite taille (entre 3 et 6 livres) ont d’autres préférences.

«Les plus petits brochets vont préférer des températures d’eau plus chaude entre 63 et 68 degrés. Je ne dis pas qu’il n’y aura pas de gros brochets au travers, mais de façon générale, ce sont les petits qui vont préférer les bords de lac, en eau peu profonde, les eaux mortes, stagnantes. Leur robe leur permet de se dissimuler facilement le long d’un tronc d’arbre ou au travers des herbiers de surface, là où la végétation est dense.»

Le brochet est un poisson très opportuniste. Il sait se placer au bon endroit pour capturer ses proies sans se faire voir.

«Il est plus vite que les autres poissons pour se lancer à l’assaut. On peut le considérer comme un sprinter qui va donner une pointe de vitesse durant un temps limité. C’est pour cette raison que ses attaques sont souvent féroces.»

Les appâts

Un brochet peut mordre de deux façons. S’il est plus gros que sa proie, il va chercher à l’avaler d’un seul coup, en l’attaquant par la tête. Par contre, si la proie est plus grosse, il va chercher à l’attaquer par le côté pour la déplacer vers un endroit sûr pour la dévorer.

Il faut donc adapter sa technique de pêche, qui peut se faire de deux façons.

«Il y a les poissons de type Jerk Bait qui demeurent en suspension. Je préfère pêcher le brochet à l’arrêt au lieu qu’à la traîne. Alors, je conseille de ramener son leurre de façon saccadée, en le brassant de gauche à droite tout en utilisant la méthode de l’arrêt-départ (stop-and-go). C’est l’imitation parfaite d’une proie qui se sauve. Elle va attirer l’attention du prédateur.»

Réserve Duchénier

Il y a aussi la série de poissons artificiels de type Swimbait.

«Ce sont des poissons au corps souple avec une tête de jig intégrée. Je suggère de les lancer et de les ramener de façon linéaire. Ces appâts émettent beaucoup de vibration du fait que la queue est molle.

«On peut utiliser la méthode de l’arrêt-départ et travailler la présentation en dents de scie, de façon à imiter un poisson blessé qui s’arrête et qui soudain reprend de la vigueur pour se sauver. Il ne faut pas oublier que le brochet est un poisson qui va souvent suivre l’appât. Si jamais vous en voyez un qui arrive tout près du bateau, faites un mouvement avec votre appât en forme de 8. Il va attaquer.»

Moduler la vitesse

Pour les amateurs de pêche à la traîne, Morency conseille d’y aller avec des changements de vitesse assez fréquents pour donner plus d’action à votre leurre.

Son dernier conseil : «il faut savoir que la récupération est plus importante que le leurre lui-même si on veut provoquer des attaques.»

 

LA PÊCHE AU TOULADI FERMÉE AU LAC CHIBOUGAMAU

Le ministère des Forêts de la Faune et des Parcs vient d’annoncer que la pêche du touladi, communément appelée truite grise, est fermée au lac Chibougamau, dans la zone 17.

Les experts du ministère ont constaté en octobre dernier que le déclin de la population se poursuit.

On a procédé à des ensemencements de plusieurs milliers de jeunes truites d’un an et plus.

Réserve Duchénier

Les spécialistes ont aussi aménagé une frayère artificielle au large de l’île Marguerite.

Le ministère est aussi en discussion avec les communautés autochtones afin d’évaluer l’impact de la pêche de subsistance sur la population de touladis du lac.

Cerf sans bois

Même si nous sommes aux premiers pas de la nouvelle saison de pêche, si vous êtes aussi amateurs de chasse du chevreuil, il faut penser à vous inscrire au tirage au sort.

Vous avez jusqu’au 31 mai prochain pour tenter votre chance de récolter un des permis spéciaux qui sera émis aux gagnants du tirage.

Le nombre de permis de cerfs sans bois (femelles) à l’enjeu sera plus important dans bien des régions.

Pour vous inscrire, vous devez vous rendre sur le site de la sépaq, www.sepaq.com, où vous trouverez tous les détails.

Les gagnants(es) seront avisés par internet après le tirage.

 

LES CONDITIONS DE PÊCHE PRÉVUES CETTE SEMAINE AU QUÉBEC (Source mouches neptune)

  • Mer 23: Moyennes
  • Jeu 24: Bonnes
  • Ven 25: Bonnes
  • Sam 26: Excellentes
  • Dim 27: Excellentes
  • Lun 28: Excellentes
  • Mar 29: Excellentes

Reproduction autorisée par Julien Cabana de sa chronique parue le mercredi 23 mai 2018 dans le Journal de Québec





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