Nouvelles Armes à feu: un sondage contredit la consultation du gouvernement Trudeau
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Armes à feu: un sondage contredit la consultation du gouvernement Trudeau

La différence à l'échelle nationale est tout aussi frappante

La consultation du gouvernement a été lancée à la demande du premier ministre Justin Trudeau après une fusillade à Toronto, l'été dernier. (Photo La Presse canadienne)
La Presse canadienne

Le mois dernier, une consultation organisée par le gouvernement Trudeau rapportait que les Canadiens s'opposent à l'interdiction des armes d'assaut et des armes de poing. Un sondage publié cette semaine vient dire tout le contraire.

L'exercice du gouvernement a été fait en ligne en octobre et novembre. On pouvait y répondre autant de fois qu'on voulait et 134 917 questionnaires ont été remplis.

Le sondage Angus Reid a utilisé un échantillon qu'il estime représentatif de 1525 Canadiens, également consultés en ligne, fin avril. L'Institut Angus Reid se présente comme une fondation nationale de recherche sur l'opinion publique sans but lucratif et non partisane.

Selon la consultation du gouvernement, 93 pour cent des Québécois s'opposeraient à ce qu'on limite davantage l'accès aux armes d'assaut et 95 pour cent d'entre eux ne voudraient pas non plus qu'on le fasse pour les armes de poing.

Le sondage Angus Reid a posé la même question. Il constate plutôt que 80 pour cent des Québécois veulent qu'on limite davantage l'accès aux armes d'assaut, et que 72 pour cent veulent plus de limites pour l'accès aux armes de poing.

La différence à l'échelle nationale est tout aussi frappante.

La consultation du gouvernement rapportait que 77 pour cent des Canadiens ne veulent pas qu'on en fasse plus pour limiter l'accès aux armes d'assaut. Le sondage constate plutôt que 77 pour cent des Canadiens veulent davantage de limites.

Quant aux limites d'accès aux armes de poing, selon le sondage 64 pour cent des Canadiens veulent en voir plus et selon la consultation du gouvernement, ce chiffre s'élèverait à seulement 18 pour cent.

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Se basant sur les 134 917 questionnaires remplis en ligne ainsi que sur des présentations de mémoires, des réunions et des tables rondes, le "rapport sommaire sur la mobilisation" publié le 11 avril concluait que "les points de vue sont très divergents sur la question de l'interdiction et de la restriction de l'accès" aux armes d'assaut et de poing.

S'inspirant de ses propres chiffres recueillis ce printemps, le sondeur conclut plutôt qu'il y a "consensus" parmi les Canadiens sur les armes d'assaut et de poing.

Contradiction à expliquer

En publiant son sondage, l'Institut Angus Reid a rappelé certaines circonstances de la consultation gouvernementale, soulignant qu'un Québécois a dit avoir offert son avis plus de 25 000 fois.

Pour sa part, le bureau du ministre responsable de ce dossier, Bill Blair, a fait savoir que le ministre n'était pas disponible pour une entrevue, vendredi.

Sa porte-parole Marie-Emmanuelle Cadieux s'est contentée de souligner que "le questionnaire n'était pas une enquête ou un sondage" et que le ministre avait fait un "examen exhaustif" pour étudier "une possible interdiction des armes de poing et des armes de type armes d'assaut".

Il faut préciser que la consultation gouvernementale a accouché d'un changement de vocabulaire que Mme Cadieux a appliqué dans la rédaction de son courriel.

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Dans le rapport publié par le gouvernement, on pouvait lire que plusieurs de ceux qui ont participé à la consultation se sont opposés au terme "arme d'assaut" qui aurait signifié "un manque de respect à l'égard de la communauté des armes à feu". On a donc annoncé qu'on adoptait dorénavant l'expression "arme à feu de style arme d'assaut".

Mme Cadieux a tout de même saisi l'occasion pour attaquer les adversaires politiques du gouvernement libéral.

"Il est malheureux qu'un candidat à la nomination du Parti conservateur ait avoué avoir personnellement soumis près de 35 000 réponses à la consultation en ligne que nous avons menée afin d'imposer l'opposition de son parti au contrôle des armes à feu", a-t-elle offert dans un courriel. Elle faisait référence à François Bellemare qui convoitait l'investiture dans le comté de Brome-Missisquoi, mais qui ne l'a pas obtenue.

La consultation du gouvernement a été lancée à la demande du premier ministre Justin Trudeau après une fusillade à Toronto, l'été dernier. Le conseil municipal de Toronto avait alors adopté une résolution pour réclamer qu'Ottawa interdise la vente d'armes de poing dans la ville.

Le bureau du ministre Blair n'a pas indiqué quand une décision sera prise quant à la possible interdiction de ces armes et n'a pas voulu dire non plus si le ministre tiendrait compte des chiffres du sondage Angus Reid dans sa prise de décision.





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