Nouvelles Contrôle des armes à feu: des résultats qui font tiquer le ministre
Rendez-vousnature.ca
http://www.google.ca

Contrôle des armes à feu: des résultats qui font tiquer le ministre

Bill Blair admet que la consultation en ligne a été détournée

Le ministre responsable de ce dossier, Bill Blair, admet que la consultation en ligne a été détournée par certains répondants. (Photo La Presse canadienne)
La Presse canadienne

À en croire une consultation en ligne faite par Ottawa, 93 pour cent des Québécois s'opposeraient à l'interdiction des armes d'assaut et 95 pour cent d'entre eux ne voudraient pas non plus qu'on interdise les armes de poing.

Les résultats nationaux sont aussi tranchés. Une majorité écrasante de Canadiens, 81 pour cent, ne voudraient pas interdire les armes d'assaut et presque autant, 77 pour cent, seraient contre une interdiction des armes de poing.

Ceux qui ont choisi de s'exprimer par lettre ou courriel font tout autant pencher la balance contre l'interdiction. Ils ont été 758 à s'opposer à l'interdiction de ces armes, comparativement à 299 qui réclamaient qu'on les interdise.

Le ministre responsable de ce dossier, Bill Blair, admet que la consultation en ligne a été détournée par certains. M. Blair cite le cas d'un répondant qui a offert son avis pas moins de 25 000 fois. Il déplore que des individus ont voulu "bourrer l'urne", croyant que l'exercice équivalait à un référendum.

"Franchement, il aurait obtenu le même résultat en mettant un point d'exclamation", a dit le ministre à propos de celui qui s'est acharné à répondre des milliers de fois à la consultation en ligne.

Entre le 11 octobre et le 10 novembre derniers, 134 917 questionnaires ont été remplis.

Le ministre maintient que l'exercice a quand même été utile.

"Nous avons cette information mais, en plus de ça, j'ai examiné cette question de diverses manières, en examinant les données et l'expérience dans d'autres juridictions (...) et en regardant en particulier comment les armes à feu se retrouvent dans les mains de ceux qui les utiliseraient pour commettre des crimes", a dit le ministre, lors d'un court point de presse à l'entrée des Communes.

Zecs Québec Argent 2

Créer un environnement plus sécuritaire

Il a réitéré qu'il avait l'intention de faire quelque chose "pour créer un environnement plus sécuritaire" et "réduire la violence par armes à feu dans nos communautés". Mais il n'a pas voulu dire quand.

"Nous examinerons attentivement tous les commentaires (de la consultation) afin de déterminer si des modifications sont nécessaires dans la législation sur les armes à feu et/ou le Code criminel pour assurer la sécurité de nos communautés", a ajouté dans un courriel la conseillère principale en communications du ministre, Marie-Emmanuelle Cadieux.

Heidi Rathjen, coordonnatrice du groupe Polysesouvient, s'impatiente. Elle réclame un projet de loi, "plus solide qu'une promesse électorale", même si celui-ci ne serait pas adopté avant les élections d'octobre.

"Dans tout ce que le gouvernement libéral a fait jusqu'à maintenant, il ne s'est pas du tout occupé du problème de l'accès légal aux armes qui sont typiquement utilisées dans les tueries de masse", a-t-elle reproché.

Pour ce qui est du résultat de la consultation, elle n'y trouve rien de crédible.

"C'est certain que les résultats ne reflètent pas l'opinion publique qui a été mesurée par des sondages scientifiques représentatifs. C'est clair que le processus a été pris en otage par les groupes pro-armes et leurs adhérents", a-t-elle accusé.

Guide expert 2

Changement de vocabulaire

La consultation a déjà donné au moins un résultat.

On note dans le rapport que plusieurs de ceux qui ont participé à la consultation se sont opposés au terme "arme d'assaut". "Les intervenants ont constaté que l'usage de cette formulation constitue (...) un manque de respect à l'égard de la communauté des armes à feu et (...) elle contribue à répandre la peur", a-t-on écrit dans le rapport.

"L'expression "arme à feu de style arme d'assaut" a depuis été adoptée", peut-on lire.

"Appelez-les ce que vous voulez. Mais ces armes-là n'ont pas de place dans les mains des citoyens privés", a lancé Mme Rathjen, en entrevue téléphonique.

Cette consultation a été lancée à la demande du premier ministre Justin Trudeau après une fusillade à Toronto, l'été dernier. Le conseil municipal de Toronto avait alors adopté une résolution pour réclamer qu'Ottawa interdise la vente d'armes de poing dans la ville.





Zec Québec
Guide expert 2
Club de tir du Bas-Saint-Laurent
RDVN Facebook
Fondation de la faune du Québec
Club de tir BSL 2
Zec Québec
RDVN Twitter
FédéCP