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L’hiver s’accroche dans les territoires du haut pays de Rimouski

Du jamais vu dans la réserve Rimouski

Le 3 mai dernier, c’est la vue qui s’offrait au directeur de la réserve faunique se Rimouski, Michel Fournier, en avant de son bureau du Lac Rimouski. « J’ai jamais vu cela en 13 ans » dit-il. (Photo Réserve Rimouski)
Ernie Wells

C’est toujours l’hiver « solide » dans la sauvagerie du Haut-Pays de Rimouski où les chemins forestiers sont impraticables, soit par l’abondance de neige ou parce que des portions de route ont été carrément minées et emportées par la crue des eaux.

Sur la zec Bas-Saint-Laurent, le directeur général Peter Camden a senti la nécessité de prévenir ses membres et usagers de ne pas s’aventurer sur le territoire.

« Nous désirons vous aviser que le territoire de la zec n’est pas sécuritairement accessible en véhicule. Il y a encore plusieurs centimètres de neige au sol et la crue printanière a causé des problèmes importants dans certains secteurs. Comme notamment sur le chemin G104; le chemin de Saint-Charles Garnier qui conduit à la Pourvoirie Le Chasseur. Ce lui-ci est coupé à la hauteur du Lac Montagnais. Le chemin vers le Lac des Chasseurs est inondé. La majorité des routes sont recouvertes de neige et sont non praticables. Nous vous informerons régulièrement des conditions routières à partir du 10 mai », indique M. Camden sur le site web de la ZEC-BSL.

Du jamais vu dans la réserve Rimouski

Plus « haut », sur le territoire de la réserve faunique de Rimouski, le directeur général Michel Fournier a dû faire ouvrir la route #1 menant au Lac Rimouski, afin de pouvoir finaliser l’aménagement des sept nouveaux chalets construits la saison dernière sur le site du camping au cœur du territoire, et lesquels doivent être fins prêts accueillir les premiers pêcheurs de la saison le 25 mai.

Et pour débuter les opérations à partir de ce lundi 7 mai avec le rappel de membres du personnel.

« Depuis que je suis revenu sur le continent, après 28 ans à l’Île d’Anticosti, et comme dg dans la Réserve Rimouski, depuis 2006, je n’ai jamais vu autant de neige un 3 mai au Lac Rimouski. L’opérateur de la machinerie lourde, munie d’une pelle en « V » à l’avant et d’un souffleur arrière, a dû affronter des bancs de neige de six pieds ; deux mètres, pour ouvrir la route forestière vers le nouveau chalet du Lac Bellefontaine », raconte Michel Fournier qui a bon espoir que Dame Nature apportera la chaleur nécessaire pour faire fondre la neige restante à temps pour la prochaine saison de pêche 2018.

Changer dair

Orignaux bien portants !

Le dg de la « Rimouski » se réjouit quand même d’avoir pu observer, toujours le 3 mai, au moins six orignaux qui se déplaçaient en bordure de la route #1.

Selon lui, les bêtes semblent en bonnes conditions. Et la neige qui reste encore au sol en mai, favorise l’élimination de la tique d’hiver qui généralement, quitte le cervidé en avril.

« Ça fait deux ans que c’est comme ça. Lors de la saison de la chasse de l’orignal en 2017, les guides ont observé beaucoup moins de bêtes minées par le parasite de la tique d’hiver. Les printemps tardifs sont au moins bons pour les orignaux. Les tiques tombent dans la neige et meurent», se console Michel Fournier qui est fin prêt à entreprendre sa 13e saison à la tête de la Réserve faunique de Rimouski.

Moins importunés par la tique d’hiver

Les orignaux seront donc beaucoup moins importunés par la tique d’hiver au cours des prochains mois, et leur fourrure sera moins clairsemée, ne sentant pas trop le besoin de s’épouiller sur les arbres pour se débarrasser de l’intruse et opportuniste « bibitte » assoiffée de sang.

Fondation de la faune du Québec

Ce parasite se nourrit du sang de l’orignal en s’accrochant à ses poils avant l’arrivée de l’hiver, afin d’y rester bien au chaud et se gaver du précieux liquide jusqu’a parfois épuiser mortellement son hôte, l’orignal porteur.

On notera que la tique d’hiver qui s’attaque aux orignaux, n’a rien à voir avec la tique à pattes noires, qui elle est responsable de la maladie de Lyme qui se fait de plus en plus présente partout au Québec.

 

 

Photo du bas: Cette photo est très représentative de l’état de certains chemins forestiers sur la ZEC-BSL, comme ici à la hauteur du Lac Montagnais, sur le chemin principal reliant St-Charles- Garnier au secteur Mistigougèche, lequel donne aussi accès à la Pourvoirie Le Chasseur. (Photo ZEC-BSL





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