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Les incendies de forêt confirment les modélisations de l'hiver nucléaire

La fumée a formé le plus grand nuage du genre jamais observé

La quantité de fumée a aidé les scientifiques à modéliser les impacts d'une guerre nucléaire sur le climat terrestre. (Photo : Service de lutte aux incendies de forêt de la Colombie-Britannique)
La Presse canadienne

La quantité sans précédent de fumée qui s'est dégagée des incendies de forêt en Colombie-Britannique en 2017 aide les scientifiques à modéliser les impacts d'une éventuelle guerre nucléaire sur le climat terrestre.

Selon une étude de l'Université Rutgers, la fumée a formé le plus grand nuage du genre jamais observé au-dessus de l'hémisphère Nord, signale l'étude publiée dans la revue "Science".

Le nuage, appelé pyrocumulonimbus, s'est formé au-dessus des incendies de forêt qui ont aussi envoyé du carbone noir dans l'atmosphère, indique le coauteur de l'étude, Alan Robock, professeur au département des sciences de l'environnement de l'Université Rutgers, dans le New Jersey.

Les scientifiques ont utilisé un modèle climatique du Centre national de recherche sur l'atmosphère des États-Unis pour prévoir le mouvement du nuage noir qui se déplace très haut dans la stratosphère terrestre, où il ne pleut pas, explique M. Robock. "Cette fumée qui s'est formée, c'est ce que nos modèles climatiques prévoyaient en cas d'incendies de villes ou de zones industrielles en cas de guerre nucléaire."

La fumée est restée pendant plus de huit mois dans la stratosphère, là où elle ne peut être dissipée par la pluie, affirme l'étude.

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"Nous n'avions jamais vu cela se produire, soutient M. Robock. Cet événement naturel a validé nos modèles climatiques, nous avons donc davantage confiance dans le fait que ce que nous faisions était correct."

M. Robock étudie et modélise les impacts potentiels d'un hiver nucléaire depuis 1984. Même une guerre nucléaire relativement modeste entre l'Inde et le Pakistan, par exemple, enverrait de la suie dans la stratosphère, causant un refroidissement climatique sans précédent, prédit-il.

Des effets dévastateurs sur l'agriculture

"Les températures ne descendraient pas sous zéro en été comme ce serait le cas lors d'une guerre entre les États-Unis et la Russie. Mais cela aurait des effets dévastateurs sur l'agriculture dans le monde, loin des lieux où les bombes auront été larguées", souligne le professeur, qui ajoute qu'un refroidissement global résultant d'une guerre nucléaire ne serait en aucun cas une solution au réchauffement climatique actuel.

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Le nuage de fumée provenant des incendies de forêt de la Colombie-Britannique contenait 0,3 million de tonnes de suie, alors qu'une guerre nucléaire entre les États-Unis et la Russie pourrait en générer 150 millions de tonnes, signale M. Robock.

Le professeur espère que la modélisation des conséquences climatiques d'une éventuelle guerre nucléaire permettra de convaincre les pays de signer le Traité des Nations unies sur l'interdiction des armes nucléaires.





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