Quad-Motoneige Mieux organiser le hors-piste pour les motoneigistes
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Mieux organiser le hors-piste pour les motoneigistes

Les gens ont recommencé à s’amuser dans la neige

William Gosselin peut vraiment tout faire avec une motoneige hors-piste. C’est un magicien. (Photo Karl Tremblay)
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Depuis quelques années, le hors-piste a pris beaucoup d’ampleur au Québec. Les gens ont recommencé à s’amuser dans la neige depuis que plusieurs modèles pour ce type de pratique sont vendus par tous les manufacturiers.

« Ce segment représente entre 50 et 75 % des ventes des concessionnaires de Trois-Rivières jusque sur la Côte-Nord, toutes marques confondues », explique William Gosselin, compétiteur champion dans ce domaine et conseiller chez Pro Performance de Boischatel.

« Ces amateurs sont des gens qui font rouler l’économie et qui ont besoin d’endroits pour pouvoir pratiquer la motoneige à leur façon », ajoute-t-il.

Membre de l’équipe Polaris Racing, Gosselin est connu comme un des meilleurs au monde dans ce domaine.

Il a participé à de nombreuses compétitions au Québec, mais aussi dans le Colorado, en Colombie-Britannique, dans les Monts-Groulx et en Gaspésie.

Le hors-piste n’a pas de secret pour lui. Il a un style agressif, capable de faire tourner une motoneige sur elle-même, sans oublier des manœuvres en neige très profonde.

Térémaire, il a subi de nombreuses blessures, dont celles qui ont failli lui coûter la vie en 2015, en Gaspésie. Malgré cela, il continue à défier la neige, voulant toujours aller plus loin.

 

Encadrement

Le champion espère que d’ici quelque temps, au Québec, la pratique du hors-piste sera mieux organisée.

« Il y a un problème qui existe avec des gens qui ne sont pas respectueux de la nature, des terrains privés et qui détruisent même des milieux forestiers et humides. Tout cela est dû en bonne partie, selon moi, au fait qu’ici, nous n’avons pas d’endroits réservés où les amateurs de hors-piste peuvent s’en donner à cœur joie. Si des sites étaient disponibles, ça changerait l’image de ce loisir exceptionnel pour un amateur de motoneige », estime-t-il.

William cite en exemple la Colombie-Britannique où il se rend régulièrement.

Sépaq janvier 2019

« Là-bas, les choses sont organisées. Ces amateurs font tourner l’économie en hiver, à des endroits où il n’y aurait rien ou presque en temps normal, en se rendant où cette pratique est permise. Ils respectent l’environnement et la nature. Il est faux de croire que les gens de hors-piste sont tous des destructeurs irresponsables. Plusieurs amateurs de l’extérieur se rendent là-bas pour s’amuser. »

Au Québec, en Gaspésie, l’entreprise Aventure Chic-Chocs organise des tournées en hors-piste. Le propriétaire Jonathan Lefebvre s’informe, respecte la nature et assure des randonnées excitantes, en gardant en tête qu’il faut toujours respecter la nature.

La fédé s’implique

De son côté, la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ) travaille présentement en collaboration avec d’autres partenaires, dont le ministère du Tourisme et le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, afin arriver à trouver une solution dans ce dossier.

Idéalement, on voudrait créer des espèces de parcs où les amateurs de hors-piste pourraient s’adonner à leur loisir sans problème.

La solution d’avoir recours aux services de guides professionnels, spécialement formés, qui pourraient encadrer la pratique de l’activité est aussi intéressante.

Les dirigeants de la FCMQ ont été très clairs. Ils ne sont pas là pour gérer cette activité au même titre qu’ils le font avec leurs clubs et les bénévoles, pour les sentiers.

Fini les échappements modifiés

Certains amateurs justifient le fait d’utiliser des échappements modifiés pour une question de sécurité, afin de se localiser lorsqu’ils sont en groupe.

William Gosselin a expliqué qu’il a éliminé ces échappements très nuisibles pour les remplacer par un système de communication.

De plus en plus de compagnies offrent des systèmes de communication intégrés dans les casques de motoneige.

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Un droit de passage menacé

Le hors-piste mal géré, comme il se fait présentement, peut entraîner des conséquences importantes sur l’avenir de la pratique de la motoneige au Québec, notamment en ce qui touche aux droits de passage.

Plusieurs agriculteurs en ont assez de voir des gens circuler en dehors des sentiers et causer des dommages. Dans la région de Québec, on retrouve la Seigneurie de Beaupré, aussi connue sous le nom de Terres du Séminaire.

Chaque année, le Régisseur des forêts de ce territoire, Jacques Laliberté, signale des situations où des gens qui font du hors-piste ont brisé des plantations, et même plus. Sur ce domaine, on trouve le sentier Trans-Québec 3, qui se veut le lien entre la région de Québec et tout ce qui se trouve à l’est.

Si les agissements de certains imbéciles venaient à faire perdre le droit de passage aux clubs, cela entraînerait une coupure nette entre l’ouest et l’est. Fini l’interconnexion entre les régions à la hauteur de Québec.

Arrêtés dans une réserve faunique

En fin de semaine dernière, trois personnes, qui avaient décidé de faire fi des avertissements spécifiant qu’il est interdit de circuler en motoneige sur le territoire d’une réserve faunique, ont eu droit à une réception très spéciale.

Des agents de protection de la faune les ont surpris dans la réserve faunique des Laurentides, par la voie des airs. Ils leur ont imposé des amendes importantes et les ont obligés à quitter les lieux immédiatement. Ils attendaient même les trois délinquants à leurs voitures pour être certains qu’ils quittaient vraiment les lieux.

C’est ce genre de comportement qui nuit à l’image des amateurs qui veulent faire du hors-piste de façon responsable.

Reproduction autorisée par Julien Cabana de sa chronique parue le mercredi 27 février 2019 dans le Journal de Québec.





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