Quad-Motoneige Mieux vaut patienter avant de se lancer dans les sentiers
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Mieux vaut patienter avant de se lancer dans les sentiers

Malgré la neige au sol, cela ne signifie pas que les clubs peuvent surfacer

Des membres de l’équipe de Motoneiges.ca se sont rendus en Gaspésie. Comme on le constate, il n’y a pas beaucoup de neige au sol lorsque l’on regarde la chenille et les skis des motoneiges. (Photo Julien Cabana)
Julien Cabana

L’hiver nous est littéralement tombé dessus plus rapidement que prévu. Il faut savoir toutefois que même s’il y a de la neige au sol, cela ne veut pas dire qu’automatiquement on peut faire de la motoneige en toute sécurité.

À l’exception de quelques kilomètres de sentiers ici et là, où des clubs ont commencé leur surfaçage, rien n’est officiellement ouvert.

Si vous décidez de circuler dans les sentiers de votre club avant qu’ils ne soient ouverts, vous risquez de causer des problèmes.

« On ne peut pas parler de sentiers ouverts, même si certains clubs l’annoncent sur leur Facebook », avance Denis Lavoie de Motoneiges.ca. « Pour l’instant, ce que nous savons, c’est qu’il y a un court parcours sur la 35 dans Bellechasse qui serait ouvert et aussi un petit bout de sentier dans le nord de Lanaudière, mais rien de plus ».

Oui, il y a de la neige au sol, mais cela ne signifie pas pour autant que les clubs peuvent vraiment surfacer pour créer un sentier.

« La terre n’est pas vraiment gelée, les glaces ne sont pas prises sur plusieurs lacs et cours d’eau, des éléments essentiels pour créer un sentier durable qui sera là pour l’hiver. La meilleure chose à faire pour les motoneigistes, c’est de suivre de très près la carte des conditions de sentiers sur le site de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec [FCMQ] et de communiquer avec leur club. Ce sont les deux sources d’information les plus fiables pour connaître l’évolution de la situation », ajoute M. Lavoie.

PRUDENCE EN TOUT TEMPS

La neige tombée sur le Québec cache bien des pièges qui peuvent entraîner des accidents et des bris mécaniques importants sur vos motoneiges.

Changer dair

« Nous l’avons vécu en fin de semaine dernière alors que nous nous sommes rendus en Gaspésie pour rouler sur des chemins forestiers, a raconté Denis Lavoie. À un moment donné, en plein milieu de la piste, une roche assez grosse pour briser une motoneige et même faire capoter la machine apparaît soudainement. Personne ne s’attendait à cela. Nous l’avons déplacée avant qu’il ne se produise un accident. »

Si personne n’a vérifié l’état du sentier où vous désirez rouler, vous pourriez avoir des surprises.

« Nous avons eu un automne avec des grands vents, ce qui a entraîné la chute de branches et d’arbres un peu partout en forêt, y compris dans les sentiers que les gens utilisent pour se rendre à leur chalet, par exemple. Je recommande donc aux gens de rouler très lentement pour ne pas avoir une mauvaise surprise à la sortie d’une courbe. La prudence est toujours de mise en début de saison », ajoute-t-il.

NE PAS BRÛLER LES ÉTAPES

« Les gens doivent comprendre que lorsqu’ils circulent dans un sentier avant que le club ne l’ouvre officiellement, ils le font à leurs risques et périls », insiste le président de la Fédération des clubs de motoneigistes, Mario Gagnon.

« Non seulement ils risquent des accidents, mais ils peuvent aussi mettre en danger des droits de passage qui ne sont pas toujours faciles à obtenir.

« Ils peuvent nuire aux bénévoles de leur club qui travaillent d’arrache-pied pour leur offrir de beaux sentiers. La patience est bien meilleure conseillère présentement, même si la neige est arrivée plus tôt », précise-t-il.

Fondation de la faune du Québec

Un autre point très important à souligner, c’est le fait que les milieux humides ne sont pas encore protégés par les glaces.

« Il n’y a pas un club qui va passer dans un milieu humide avec de la machinerie sans que le site soit sécurisé, autant pour la protection de l’environnement que pour les ennuis de récupérer une surfaceuse calée dans la boue avec une pelle mécanique. »

Chose certaine, en cette période de l’année, si vous décidez de vous aventurer n’importe où en motoneige, rappelez-vous bien que vous devez conduire avec votre tête et non pas avec votre pouce.

Reproduction autorisée par Julien Cabana de sa chronique parue le mercredi 21 novembre dans le Journal de Québec 





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