Fondation de la faune du Québec La Fondation de la faune travaille pour les chasseurs
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La Fondation de la faune travaille pour les chasseurs

L'achat des permis contribue à son financement

Les chasseurs et les pêcheurs contribuent à une grande partie du financement de la Fondation. Depuis 1987, plus de 40 % des sommes dont elle dispose proviennent d’une redevance sur l’achat de permis.
Julien Cabana

Depuis près de 40 ans, la Fondation de la faune poursuit son travail pour la faune et la protection des habitats fauniques. Tous les travaux qui sont réalisés font en sorte que les amateurs de chasse et pêche sont gagnants.

Chaque année, la Fondation reçoit des centaines de demandes d’aide financière, au travers des 14 programmes qu’elle offre. Elles sont examinées par des spécialistes, dont des biologistes, des géographes et des aménagistes. Un comité d’experts termine le travail d’évaluation, avant que les sommes remises pour financer une partie des projets soient envoyées aux groupes dont les projets ont été retenus.

Il est question, entre autres, de l’aménagement et de la restauration d’habitats aquatiques, de marais, d’étangs et de boisés, de la protection d’habitats de grande importance pour la faune, notamment pour les espèces vulnérables et menacées, et de la réalisation d’aménagements forestiers qui tiennent compte des besoins de la faune. 

Les chasseurs et les pêcheurs contribuent à une grande partie du financement de la Fondation. Depuis 1987, plus de 40 % des sommes dont elle dispose proviennent d’une redevance sur l’achat de permis des chasseurs, des pêcheurs et des trappeurs, ainsi que des gens qui ont à cœur la protection de la faune. Le reste du financement de l’organisme provient de subventions, de partenariats avec des organismes privés et publics, ainsi que d’activités de collecte de fonds, dont l’Encan virtuel de la Fondation de la faune qui se déroule chaque année.

DES EXEMPLES

Pour bien illustrer le travail de la Fondation, la meilleure chose à faire est de donner des exemples de projets qu’elle parraine. En voici quelques-uns.

Sépaq septembre 2021

Le projet de l’Université du Québec à Rimouski pour contrer le déclin du caribou forestier fait partie des dossiers choisis. Considéré comme une espèce vulnérable au Québec, le caribou forestier subit une forte pression, dont l’effet est amplifié par l’exploitation forestière. La coupe et les chemins forestiers favorisent les déplacements de prédateurs comme l’ours ou le loup. L’université évalue l’efficacité de la fermeture de chemins forestiers dans un secteur occupé par une harde de caribous forestiers sur le Nistassinan de la Première Nation innue, d’Essipit aux Escoumins.

Dans Lanaudière, un projet touche le cerf de Virginie, communément appelé chevreuil. Il est réalisé par la Coopérative de propriétaires de boisés Terra-Bois. Les ravages de Saint-Lin et Rawdon subissent les effets de l’étalement urbain et de la croissance démographique. La proximité des chevreuils avec les habitants plus proches incite les gens à nourrir ces derniers, les retenant ainsi à l’extérieur de leur habitat et les rendant plus vulnérables aux collisions avec des véhicules. On étudie donc des possibilités de créer tout ce qu’il faut afin de favoriser la préservation de l’espèce dans son milieu naturel.

Dans le Bas-Saint-Laurent, il y a un projet de restauration des bassins versants de certaines rivières du territoire de la réserve faunique Duchénier. Par le passé, ces deux bassins ont été utilisés pour différentes activités qui ont fait en sorte de contaminer ces rivières. Ultimement, lorsque le projet sera terminé, les pêcheurs bénéficieront d’une excellente qualité de pêche sur une plus grande partie de cette réserve unique.

PENSER À L’AVENIR

Depuis ses débuts, la Fondation a versé plus de 100 millions $ pour soutenir près de 8000 projets, parmi lesquels plus de 5000 étaient consacrés à la conservation et à l’aménagement d’habitats fauniques Avec son programme Pêche en herbe, elle a aussi permis d’initier plus de 316 000 jeunes à la pêche sportive. Le budget de la Fondation a triplé passant de 4 millions $ à 12 millions $.

FédéCP

Afin d’être encore plus productive, la Fondation doit augmenter ses sources de revenus. Ses dirigeants travaillent à trouver de nouvelles méthodes de financement qui permettront d’accumuler l’argent nécessaire pour soutenir plus de projets. Il faut savoir que comme dans tous les autres domaines, pour poser des gestes concrets pour la protection de la faune et des habitats fauniques, il faut débourser beaucoup plus d’argent. 

Afin d’être encore plus efficace, il fallait que la Fondation prenne aussi un virage technologique important. Cela permettra de faciliter le processus de gestion des demandes d’aide financière, tant pour la soumission que pour le traitement et l’analyse des demandes. La tâche sera ainsi simplifiée pour les organismes qui font des demandes. Du côté de la Fondation, cela permettra d’améliorer la performance de l’équipe, qui pourra offrir davantage d’accompagnement et de soutien technique aux organismes.

Mentionnons en terminant que la Fondation de la faune fêtera ses 40 ans d’existence en 2024.





Zec Québec septembre 2021
FédéCP
Sépaq septembre 2021 2
FédéCP